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Wall Street ouvre en légère baisse, surveillant la zone euro

20/08/2012 09:57 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Wall Street a débuté la séance en légère baisse lundi, les courtiers surveillant la situation dans la zone euro en l'absence de données économiques importantes aux Etats-Unis: le Dow Jones reculait de 0,20% et le Nasdaq de 0,24%.

Vers 13H40 GMT, l'indice Dow Jones Industrial Average perdait 26,17 points à 13.249,03 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 7,35 point à 3.069,24 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 était en baisse de 0,21% (2,96 points) à 1.415,02 points.

La place new-yorkaise avait terminé sur une modeste hausse vendredi, les investisseurs accueillant avec bienveillance la publication d'indicateurs américains meilleurs que prévu et poursuivant la tendance engagée les jours précédents: le Dow Jones avait progressé de 0,19% à 13.275,20 points et le Nasdaq de 0,46% à 3.076,59 points.

"Avec peu de données (américaines) pour attiser Wall Street, les investisseurs ont tourné leur attention de l'autre côté de l'Atlantique", les développements de ces prochains jours pouvant "ramener sur le devant de la scène la Grèce, fiscalement à court d'argent", ont noté les analystes de Schaeffer's Investment Research.

Le Premier ministre grec Antonis Samaras lance cette semaine une bataille diplomatique pour assouplir, en gagnant du temps, le carcan de rigueur imposé par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) à la Grèce.

Il s'entretiendra mercredi à Athènes avec le président de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, puis vendredi à Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et samedi à Paris avec le président français, François Hollande.

Les courtiers étaient aussi prudents en raison "des informations contradictoires sur les programmes de rachat de dettes souveraines par la Banque centrale européenne" (BCE), ont relevé les experts de Charles Schwab.

Selon le magazine allemand Der Spiegel dimanche, la BCE étudiait la possibilité d'acheter des obligations des pays en difficulté de la zone euro afin d'empêcher leurs taux d'emprunt de dépasser un certain niveau, défini à l'avance.

Mais le ministère allemand des Finances a douché ces attentes, estimant qu'une telle action était "d'un point de vue théorique très problématique". La BCE elle-même s'est efforcée de calmer le jeu en déclarant lundi à propos de l'article du Spiegel qu'il était "trompeur d'écrire sur des décisions qui n'ont pas encore été prises".

Le marché obligataire reculait légèrement. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans avançait à 1,821% contre 1,816% vendredi et celui à 30 ans à 2,936% contre 2,934%.

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