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Un squelette repousse les limites de l'histoire des migrations en Asie (étude américaine)

20/08/2012 04:45 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Un squelette très ancien découvert dans une grotte au Laos a repoussé les limites de l'histoire des migrations humaines en Asie du sud-est de quelque 20.000 ans, a révélé lundi une étude scientifique américaine.

Découvert dans la chaîne de montagnes Annamite (nord du Laos), le squelette, âgé de 46.000 à 63.000 ans, constituerait les plus vieux restes d'humains jamais découvert en Asie du sud-est, selon l'étude publiée par l'Académie nationale des sciences (Proceedings of the National Academy of Sciences).

Cette découverte montre aussi que les premiers hommes n'ont pas fait que suivre la côte quand ils ont migré d'Afrique vers l'Australie, comme certains chercheurs l'ont affirmé, mais qu'ils s'installaient aussi à l'intérieur des terres, dans des endroits peu familiers.

"Ce squelette révèle que la migration depuis l'Afrique vers l'est et le sud de l'Asie s'est faite assez rapidement et que, une fois sur place, les hommes vivaient dans des environnements auxquels ils n'étaient pas habitués", explique Laura Shackelford, anthropologue à l'université de l'Illinois (nord) d'Urbana-Champaign.

Des restes humains du même âge avaient été découverts en Chine et ailleurs en Asie du sud-est mais aucun n'avait pu être aussi bien daté que celui du Laos.

Cette découverte va aussi dans le sens d'études génétiques qui indiquent que des hommes ont vécu dans la région il y a au moins 60.000 ans.

"Compte tenu de son âge, le squelette pourrait être un ancêtre direct des premiers migrants en Australie", a précisé Mme Shackelford dans un communiqué.

Le squelette a été découvert en 2009 à plus de deux mètres sous terre et une équipe de chercheurs a ensuite utilisé différentes méthodes pour déterminer son âge.

mso/are/lor

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