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Mine de Marikana: les événements depuis le début des violences

20/08/2012 12:07 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Rappel des événements depuis le début des violences à la mine de platine de Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, où 44 personnes ont trouvé la mort depuis le 10 août, dont 34 grévistes tués par la police.

--AOUT 2012--

- 12: Des affrontements éclatent entre partisans du puissant syndicat Union nationale des mineurs (NUM) et ceux du syndicat dissident AMCU, après le déclenchement d'une grève sauvage par des centaines de mineurs de fond de Marikana, mine exploitée par la société britannique Lonmin près de la ville de Rustenburg (nord).

Les mineurs, qui touchent en moyenne 4.000 rands (400 euros) par mois, réclament 12.500 rands (1.250 euros), soit plus qu'un triplement de leur salaire.

- 13: Le NUM appelle l'armée à intervenir pour rétablir l'ordre dans la mine, où deux policiers ont été "frappés à mort" par des ouvriers après des heurts entre syndicats qui ont fait huit morts. Le 14, les forces de l'ordre et des hélicoptères de la police sont déployés sur le site.

- 16: Au moins 34 personnes sont tuées et plus de 78 blessées lorsque la police ouvre le feu contre les mineurs grévistes, armés de machettes, de lances, et d'armes à feu selon certains témoignages. C'est l'intervention policière la plus meurtrière depuis la chute de l'apartheid en 1994. 259 personnes arrêtées.

- 17: Le président Jacob Zuma quitte un sommet régional au Mozambique pour se rendre sur les lieux et annonce une commission d'enquête.

La chef de la police nationale affirme que les policiers ont agi en état de légitime défense. "Le groupe des grévistes a chargé en direction de la police, tirant des coups de feu et brandissant des armes dangereuses. Les policiers se sont repliés et ont été forcés d'utiliser la force maximum pour protéger leur vie", déclare-t-elle.

Lonmin promet d'aider à l'identification des corps et d'organiser les obsèques.

- 18: Une première enquête est ouverte sur les responsabilités de la police dans la fusillade. Des experts de la police des polices arrivent à Marikana.

Plusieurs centaines de mineurs se rassemblent de nouveau à quelques centaines de mètres des lieux du massacre. L'ancien leader "gauchiste" de la ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC), Julius Malema, exclu en avril du parti au pouvoir, se rend auprès des mineurs. Il accuse le président Zuma d'être responsable du massacre et l'appelle à démissionner.

- 19: La société Lonmin menace de licencier les grévistes qui ne reprendront pas le travail lundi matin. Les mineurs affirment leur intention de poursuivre la grève.

Le président Zuma annonce une semaine de deuil national à partir de lundi ainsi que la nomination d'une commission inter-ministérielle chargée d'enquêter sur la tragédie.

Des familles cherchent toujours leurs disparus, sans savoir parfois s'ils sont blessés ou simplement arrêtés.

Les ministres des Ressources naturelles et de la Police sont annoncés lundi à la mine pour organiser le soutien logistique aux familles des victimes.

- 20: L'activité de la mine reprend lundi matin: selon Lonmin, presque un tiers des 28.000 employés étaient en poste.

La direction de Lonmin repousse à mardi matin son ultimatum exigeant la reprise du travail des grévistes à la mine sans toutefois évoquer la question des salaires. Une première rencontre a lieu entre direction et NUM.

259 grévistes comparaissent brièvement en justice, notamment pour le meurtre de 10 hommes, dont deux policiers, entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux. L'audience est ensuite reportée à lundi prochain.

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