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Le pétrole ouvre en baisse à New York, à l'inverse du Brent

20/08/2012 09:42 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en légère baisse lundi à New York, élargissant encore leur écart avec les prix du Brent qui poursuivaient leur hausse, dans un marché inquiet pour la demande aux Etats-Unis.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre perdait 5 cents à 95,96 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix du pétrole new-yorkais "ont atteint un niveau qui semble légèrement trop élevé. Et ils ont besoin d'un catalyseur pour continuer à avancer, malheureusement, comme une nouvelle escalade de risques géopolitiques ou de nouvelles déclarations d'Israël" contre l'Iran, a expliqué Rich Ilczyszyn, de iiTrader.com.

Le scénario d'une guerre lancée par Israël contre l'Iran et ses installations nucléaires, évoqué la semaine dernière par les médias israéliens, continuait toutefois à inquiéter les courtiers.

Téhéran, visé par des sanctions internationales, continue de nier que son programme nucléaire ait des visées militaires, mais menace également toujours de fermer le détroit d'Ormuz qu'il contrôle et par lequel transite un tiers du trafic pétrolier maritime mondial.

Dans un contexte de plus grand optimisme en zone euro, "le Brent semble plus solide", a souligné Jim Ritterbush, de Ritterbush and Associates, tandis que le WTI new-yorkais restait en territoire négatif.

"Nous conseillons à nos clients de ne pas parier à la hausse sur le WTI actuellement. Le marché (américain) est abondamment approvisionné", a ajouté M. Ilczyszyn, "sans parler des rumeurs récentes sur un éventuel recours des Etats-Unis à leurs réserves stratégiques" pour faire baisser les prix de l'essence à la pompe en période électorale.

"La demande continue à évoluer de manière peu vigoureuse" aux Etats-Unis, ont remarqué les experts de Commerzbank, citant des chiffres de l'association professionnelle API selon qui la demande en brut en juillet a baissé de 2,7% en glissement annuel pour atteindre 18,062 millions de barils par jour, soit son niveau mensuel le plus bas depuis septembre 2008.

En outre, selon la même source, la demande en essence est tombée à son plus bas niveau pour le mois de juillet depuis 1997.

ppa/jum/sam

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