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Le Malawi et la Tanzanie ouvrent des pourparlers sur le pétrole

20/08/2012 07:37 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

La Malawi et la Tanzanie ont ouvert lundi cinq jours de pourparlers sur le tracé de leur frontière sur le lac Malawi pour aplanir un différend qui a pris une nouvelle importance avec des projets de prospection pétrolière.

"Les peuples de Tanzanie et du Malawi sont persuadés que la réunion permettra de clarifier les malentendus sur la frontière une fois pour toutes", a dit le ministre malawite des Affaires étrangères, Ephraim Mganda Chiume, au début des négociations dans la ville de Mzuzu, dans le nord du pays.

D'après lui, les deux voisins s'attendent à ce qu'une "solution amiable soit trouvée lors de ces discussions".

Son homologue tanzanien Bernard Membe n'a pas participé à la cérémonie mais il devait être présent pour la clôture des pourparlers au niveau ministériel samedi dans la capitale malawite, Lilongwe.

La Tanzanie est représentée à Mzusu par son ambassadeur Patrick Tseve, qui n'a pas fait de déclarations.

La prospection de gaz et de pétrole sur le lac Malawi a réveillé une querelle vieille de cinquante ans et héritée des frontières de la période coloniale.

La discussion porte sur la partie nord-est du lac Malawi, - dont les eaux très pures servent de frontière entre les deux pays et le Mozambique: dans ce secteur Lilongwe a attribué en 2011 à une firme britannique, Surestream Petroleum, une licence de prospection de pétrole et de gaz, non loin de la Tanzanie.

Lilongwe s'appuie sur un accord passé en 1890 qui stipule que la frontière entre les deux pays court le long de la rive tanzanienne, attribuant toutes les eaux du lac au Malawi. Dar-es-Salam affirme de son côté que la frontière traverse le lac.

Ce grand lac de 29.600 km2, à la faune très riche, fait partie des Grands Lacs et s'étire le long de la vallée du Rift. Il suscite l'espoir du gouvernement malawite, car la découverte de gaz ou de pétrole pourrait changer la destinée de ce petit pays pauvre d'Afrique australe.

La Tanzanie, elle, peut déjà compter sur des recettes pétrolières après l'annonce par deux compagnies, la norvégienne Statoil et l'américaine ExxonMobil, de la découverte d'un important gisement de gaz naturel, avec des réserves estimées à 140 milliards de m3. Mais elle revendique aussi sa part de toute découverte réalisée à proximité de ses rivages du lac Malawi.

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