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La Sierra Leone frappée par une importante éclosion de choléra

20/08/2012 07:12 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

FREETOWN, Sierra Leone - Une éclosion de choléra en Afrique de l'Ouest a infecté plus de 13 000 personnes et fait au moins 258 morts en Sierra Leone et en Guinée, ont annoncé des responsables lundi, en réclamant une aide internationale.

Le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a déclaré qu'il s'agissait d'une «urgence» et a mis sur pied une équipe de travail pour préparer le budget nécessaire pour contenir l'épidémie.

«Tout cela est la conséquence de onze années de guerre rebelle, pendant lesquelles nous avons connu un immense exode rural. Une importante population s'est agglutinée dans la zone urbaine où les mesures sanitaires n'étaient pas adéquates. C'est ce dont nous sommes témoins aujourd'hui», a déclaré la ministre de la Santé, Zeinab Hawa Bangura, à l'Associated Press.

Mme Bangura a affirmé qu'à Freetown, la capitale, environ 100 personnes avaient succombé au choléra au cours du dernier mois, en particulier dans les zones densément peuplées. Au total, 176 personnes sont mortes du choléra en Sierra Leone, tandis que 82 décès ont été rapportés en Guinée voisine.

«Il est important de demander l'aide de la communauté internationale afin de répartir la mobilisation des ressources», a précisé Mme Bangura.

Le choléra est une bactérie qui se transmet par l'eau ou les aliments contaminés. La bactérie cause de la diarrhée et des vomissements et peut tuer en quelques heures en l'absence de soins médicaux appropriés.

Selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR), il y a eu une hausse du nombre de cas rapportés de choléra depuis la mi-juillet et le début de la saison des pluies en Sierra Leone. Au cours des cinq dernières semaines, 6000 cas ont été confirmés dans le pays, et des milliers d'autres cas pourraient ne pas avoir été rapportés aux autorités.

«L'éclosion actuelle de choléra a un potentiel dévastateur et sera très difficile à contrôler», a estimé Amanda McClelland, coordonnatrice des urgences à la FISCR. «Nous sommes particulièrement inquiets par la hausse du nombre de cas à Freetown, qui souffre d'un surpeuplement, de mauvaises conditions sanitaires et d'un manque d'accès à l'eau potable, des facteurs qui contribuent tous à la propagation de cette maladie mortelle.»

Certaines parties du Mali et du Niger sont aussi touchées par l'éclosion, selon la Croix-Rouge.

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