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Italie/Calcioscomesse: début de la procédure en appel pour Conte et son adjoint

20/08/2012 11:02 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

L'entraîneur de la Juventus Turin Antonio Conte et son adjoint Angelo Alessio se sont présentés lundi à Rome devant la commission disciplinaire de la fédération de football pour tenter d'obtenir en appel une réduction des sanctions reçues le 10 août dans le scandale "Calcioscomesse".

La première audience de la procédure en appel a débuté vers 12H00 GMT. L'entraîneur de la Juve, championne d'Italie en titre, était accompagné du directeur général du club, Beppe Marotta, et de trois avocats dont Giulia Bongiorno, ténor du barreau de Rome.

En première instance, Conte avait été condamné à une suspension de 10 mois et Angelo Alessio à 8 mois d'exclusion pour avoir omis de dénoncer aux autorités des matches truqués (Novare-Sienne, AlbinoLeffe-Sienne) lors de la saison 2010/2011.

La procédure d'appel qui concerne aussi des sanctions décidées contre d'autres clubs, entraîneurs ou joueurs, devrait durer jusqu'à jeudi au plus tard, deux jours avant la reprise du championnat italien.

Le 10 août, la Commission disciplinaire avait notamment sanctionné durement les clubs de Lecce et Grosseto, exclus de la Série B (2e div.) et relégués en division inférieure.

Les condamnations les plus sévères concernaient le président du club de Grosseto, Piero Camillo, et l'ex-président de Lecce Pierandrea Semeraro, suspendus cinq ans.

Au total, 13 clubs et 45 membres de la Fédération étaient concernés par cette procédure, mais de nombreux arrangements à l'amiable avaient été conclus avant les décisions de première instance.

Le scandale du "Calcioscommesse" implique des joueurs soupçonnés d'avoir été corrompus par des parieurs clandestins voulant gagner à coup sûr. Il a entraîné plusieurs enquêtes et des arrestations de joueurs, dont certains de premier plan, comme Stefano Mauri, le capitaine de la Lazio Rome.

Les vagues d'arrestations depuis un an donnent l'image désastreuse du football italien, six ans après le "Calciopoli", scandale des matches arrangés qui avait privé la Juventus de deux titres.

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