NOUVELLES

Fuites sur Ben Laden: Obama minimise la portée des attaques contre lui

20/08/2012 05:48 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Barack Obama a minimisé lundi la portée des attaques lancées contre lui par d'anciens officiers de la CIA et des forces spéciales, qui l'ont accusé d'avoir fait fuiter à des fins électoralistes des informations sur le raid monté pour tuer Oussama Ben Laden.

"Je ne prends pas ces gens trop au sérieux. L'un de leurs membres est quelqu'un qui nie que je sois né ici (aux Etats-Unis) malgré la preuve du contraire. Un autre était un candidat du (mouvement populiste d'ultra-droite) Tea Party lors d'une élection récente", a expliqué le président américain dans un entretien accordé au journal Virginian-Pilot.

"C'est le genre de trucs qui font surface avant les élections", a encore dit M. Obama selon le journal qui a mis en ligne une partie de cet entretien sur son site internet lundi en fin d'après-midi.

Ces attaques ont été lancées mercredi dernier sur le site d'un groupe d'anciens espions et soldats (Special Operations Opsec Education Fund), dans une vidéo reprenant des critiques déjà formulées par le candidat républicain à la présidentielle du 6 novembre, Mitt Romney, et d'autres membres de son parti.

Ceux-ci reprochent à la Maison Blanche d'avoir diffusé des informations secrètes dans le but d'embellir le bilan de M. Obama sans trop se soucier de la sécurité des espions et soldats américains.

Ils accusent Barack Obama de s'être empressé de rendre publics des détails du raid visant à tuer Ben Laden au lieu d'attendre et "d'exploiter pleinement le trésor d'informations" découvertes lors de cette opération au Pakistan début mai 2011 et lors de laquelle le maître d'Al-Qaïda avait été abattu.

Le président sortant a toujours nié que la Maison Blanche ait été derrière de quelconques fuites, tandis que son équipe de campagne a comparé ces attaques à celles menées contre le candidat démocrate John Kerry durant la campagne présidentielle en 2004, quand l'héroïsme de cet ancien combattant du Vietnam avait été mis en cause.

tq/mdm

PLUS:afp