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Fièvre Ebola: MSF (Belgique) renforce son équipe dans le nord-est de la RD Congo

20/08/2012 01:02 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Médecins sans frontières (MSF-Belgique) renforce son équipe d'intervention à Isiro, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), où une épidémie de fièvre hémorragique Ebola vient de commencer.

Trois personnes sont arrivées lundi et cinq autres sont attendues mardi pour aider les équipes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et celle du ministère national de la Santé, a expliqué à l'AFP Anga de Weggheleire, coordinatrice médicale pour MSF Belgique.

Le virus en activité dans cette région est différent de celui qui a touché la région voisine d'Ouganda, selon la même source. La RDC est frappée par le virus Bundibungyo -théoriquement moins virulent-, alors qu'en Ouganda c'était une souche soudanaise qui sévit, a expliqué Mme de Weggleheire.

L'alerte avait été lancée il y a 10 jours et après des examens approfondis, l'OMS a confirmé l'épidémie samedi qui a infecté une quinzaine de personnes et tué environ dix autres.

L'épidémie s'étend d'Isiro, une ville d'environ 200.000 habitants, vers des localités voisines comme Viadana, Dungu et Pahoua.

"Le plus important, a expliqué la coordinatrice, c'est d'identifier les cas suspects et de les suivre pendant trois semaines". Selon elle, la répétition d'une telle épidémie pourrait s'expliquer par la "présence d'un réservoir naturel du virus".

Le virus, qui provoque des "fièvres hémorragiques" tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo (RDC) où il a été repéré pour la première fois en 1976.

Le virus a tué près de 500 personnes en 1976 de part et d'autre de la frontière entre le Soudan et le nord-est du Zaïre. Il a ressurgi en 1995, faisant 245 morts dans la province du Bandundu (ouest). En 2007, 26 cas confirmés ont été enregistrés dans le Kasaï occidental.

Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifiques pour la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Ce virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés.

Les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouraient un rôle important dans la transmission, mais on sait aussi que le virus Ebola peut se transmettre par manipulation d'animaux porteurs du virus, vivants ou morts.

Le ministère de la santé de RDC a demandé à toute la population de se mobiliser en observant des mesures strictes d'hygiène collective et individuelle.

Selon l'OMS, cette maladie n'a encore jamais frappé de capitale ou de ville de taille majeure.

pb/efr/jms

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