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Explosion de la voiture d'un diplomate égyptien à Benghazi, pas de victimes

20/08/2012 12:31 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Une bombe artisanale a explosé lundi sous la voiture d'un diplomate égyptien à Benghazi, qui était stationnée devant chez lui, sans faire de victime, a indiqué à l'AFP une source de sécurité à Benghazi.

"Des inconnus à bord d'un véhicule ont passé devant le domicile du premier secrétaire du Consulat égyptien à Benghazi et ont jeté une bombe artisanale en direction de sa voiture stationnée devant la maison", a indiqué à l'AFP un haut responsable de la sécurité sous le couvert de l'anonymat.

La voiture qui portait des plaques diplomatiques "a explosé mais il n'y a pas eu de victime", a-t-il ajouté.

Contacté par l'AFP, le diplomate égyptien, Abdelhamid al-Rafii a refusé de commenter l'incident, affirmant qu'il attendait encore les consignes du Caire.

Cet incident coïncide avec des appels à manifester contre l'Egypte, lancés sur Facebook pour dénoncer l'attribution de fréquences sur le satellite Nilesat qui relève du gouvernement égyptien, à des chaînes appartenant à des responsables de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, qui ont trouvé refuge en Egypte.

Selon des internautes libyens, ces chaînes, comme Al-Wadi (la rivière) ou Watanouna (notre pays) permettent aux partisans de l'ancien régime en Libye de s'organiser et servent à leur envoyer des messages codés en vue de commettre des attentats.

Ils réclament par ailleurs le rapatriement des dignitaires de l'ancien régime qui se sont réfugiés en Egypte.

Ces appels interviennent au lendemain d'un double attentat à la voiture piégés ayant fait deux morts à Tripoli.

Les autorités ont annoncé lundi avoir arrêté quatre suspects, dont l'auteur présumé des deux attentats, tous des partisans de l'ancien régime, selon le ministère de l'Intérieur.

La ville de Benghazi est en proie depuis quelques mois à une recrudescence des violences.

Des attaques contre des diplomates occidentaux, les locaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des assassinats d'anciens responsables de sécurité ayant travaillé sous l'ancien régime, avaient été enregistrés dans cette ville de l'est libyen, qui a été le fer de lance de la contestation ayant abouti à la chute du régime de Kadhafi.

str-ila/hj

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