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Damas à Brahimi: parler de guerre civile est "contraire à la réalité" (MAE)

20/08/2012 10:46 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Le ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé lundi que qualifier la situation en Syrie de guerre civile était "contraire à la réalité", réagissant ainsi aux propos du nouveau médiateur international Lakhdar Brahimi.

"Parler de guerre civile en Syrie est contraire à la réalité et (c'est un terme qui) se trouve uniquement dans la tête des comploteurs. Ce qui se passe sur le terrain, ce sont des crimes terroristes qui visent le peuple syrien et qui sont perpétrés par des bandes salafistes armées soutenues par des pays connus", a indiqué un communiqué du ministère repris par les médias officiels.

M. Brahimi a affirmé dimanche à la chaîne France 24 qu'il ne s'agissait plus d'"éviter" la guerre civile en Syrie mais bien de l'"arrêter".

La Syrie accuse régulièrement la Turquie et les pays du Golfe de financer et d'armer les groupes rebelles qui combattent les troupes régulières.

"Si l'émissaire international souhaite le succès de sa mission et une coopération avec le gouvernement syrien, il doit s'en tenir au cadre de cette mission approuvé par la Syrie", a prévenu le ministère.

M. Brahimi doit "oeuvrer sérieusement en vue d'obtenir des engagements clairs des Etats qui offrent leur soutien à ces gangs terroristes armés pour qu'ils cessent leur ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie", explique le communiqué.

"Il ne relève pas de la mission d'un Etat, d'une partie ou d'un émissaire international de parler de qui dirige la Syrie", a par ailleurs estimé le ministère.

Le diplomate algérien a précisé dimanche des propos sur la question de savoir si le moment était venu de réclamer le départ du président syrien Bachar al-Assad, lors d'un entretien téléphonique à la chaîne Al-Jazeera.

"Concernant (la question de savoir) si M. Assad va partir ou pas, je n'ai pas dit que ce n'était pas le moment pour lui de partir", a-t-il déclaré.

Selon des propos rapportés par l'agence Reuters sur la nécessité d'un départ de M. Assad, M. Brahimi avait dit: "Il est bien trop tôt pour que je puisse prendre position sur ce sujet", des propos qui avaient suscité la colère de l'opposition.

Le Comité international de la Croix-Rouge avait qualifié mi-juillet de guerre civile la situation en Syrie, où une révolte contre le régime, lancée en mars 2011, s'est militarisée au fil des mois face à la répression.

bur-ram/vl

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