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Assad doit partir, répète Washington après des propos ambigus de Brahimi

20/08/2012 06:32 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Le président syrien Bachar al-Assad doit quitter le pouvoir, a répété Washington lundi, à la suite de propos ambigus et controversés du nouveau médiateur des Nations unies et de la ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, sur ce sujet.

"Nous ne croyons pas à la paix en Syrie avant qu'Assad ne parte et la fin de de l'effusion de sang. Nous serons très clair avec l'envoyé spécial Brahimi là-dessus", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Washington a réitéré son soutien au diplomate algérien, qui doit remplacer à la fin du mois l'ancien envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, qui a démissionné.

"C'est un travail extrêmement difficile et nous saluerons tous les efforts qu'il pourra faire pour la communauté internationale" afin d'aboutir à la fin des violences et à une transition politique en Syrie, a ajouté Mme Nuland.

M. Brahimi avait précisé dimanche sur la chaîne Al-Jazeera ses propos sur le départ éventuel du président Assad. "Je n'ai pas dit que ce n'était pas le moment pour lui de partir", a-t-il déclaré, après avoir dit auparavant, selon l'agence de presse Reuters: "Il est bien trop tôt pour que je puisse prendre position sur ce sujet. Je n'en sais pas assez sur ce qui se passe". Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, s'était dit "choqué" par ces propos et avait réclamé des excuses.

La nomination vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU de Lakhdar Brahimi a été saluée par l'Occident, par les alliés de la Syrie telles la Russie et la Chine et par Damas.

M. Brahimi s'est entretenu lundi à Paris avec le président français François Hollande, lequel a estimé qu'il "ne (pouvait) y avoir de solution politique sans le départ de Bachar al-Assad".

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