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Afrique du Sud: brève comparution des grévistes arrêtés à Marikana

20/08/2012 10:59 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Les 259 grévistes sud-africains arrêtés après les violences de la semaine dernière dans la mine de platine de Marikana (nord) ont brièvement comparu lundi devant la justice, notamment pour meurtre, avant un renvoi du dossier à lundi prochain.

Seul l'un d'entre eux, hospitalisé, n'a pas été présenté au juge Esau Bodigelo du tribunal de Ga-Rankuwa, situé à environ 40 km de Pretoria et à deux bonnes heures de route de la mine.

Le juge leur a lu devant une salle comble les faits reprochés, allant de la violence publique au meurtre ou à la tentative de meurtre.

Une semaine de deuil national a été décrétée en mémoire des 44 personnes mortes à Marikana.

Dix hommes, dont deux policiers, avaient été tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux suscités par le déclenchement d'une grève sauvage pour obtenir des augmentations de salaires.

Jeudi, la police a ouvert le feu sur les grévistes, faisant 34 morts et 78 blessés, une fusillade policière qui est la plus sanglante depuis la fin de l'apartheid et sur laquelle une commission d'enquête devra faire la lumière.

L'arrivée au tribunal des prévenus dans des camions de police a déclenché des scènes d'hystérie parmi les familles venues les soutenir.

Epouses, soeurs, filles, au total une centaine de personnes, ont hué la police et se sont mises à pleurer, gémir et à prier avant d'être évacuées vers une rue adjacente où elles ont continué à manifester en chantant et en dansant.

Certaines exhibaient des pancartes portant l'inscription "Libérez les travailleurs innocents".

Tous les prévenus ont été placés en détention provisoire.

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