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Afrique du Sud: 20 extrémistes blancs reconnus coupables de haute trahison

20/08/2012 07:27 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Un total de vingt membres d'un groupuscule d'extrême droite raciste ont été reconnus coupables de "haute trahison" par un tribunal sud-africain, pour un complot qui visait à assassiner Nelson Mandela et chasser les Noirs du pays, au terme de près de dix ans de procès.

Après quasiment un mois de lecture des verdicts, le dernier des 20 hommes, Kobus Pretorius, a été reconnu lundi comme "le responsable de la fabrication des explosifs" du groupe par la Haute Cour de Pretoria.

Pretorius "a fabriqué la bombe qui devait frapper le président Mandela et expliqué aux autres comment elle fonctionnait", a déclaré le juge Eben Jordaan.

Les 20 extrémistes, qui formaient le groupe Boeremag ("force boer", en afrikaans), avaient prévu un attentat le jour où Nelson Mandela, premier président noir du pays (1994-1999), devait inaugurer une école en octobre 2002. Cinq des accusés ont été reconnus coupables de ce complot.

Le groupe est à l'origine de neuf attentats qui ont fait un mort et plusieurs dizaines de blessés à Soweto en octobre 2002.

Kobus Pretorius a demandé pardon pour ses actes: "J'ai eu tort et je demande pardon à tous ceux qui ont souffert à cause de mes actions", a-t-il déclaré dans un communiqué à l'issue du verdict.

Ses deux frères et son père ont également été condamnés. Les peines seront prononcées ultérieurement.

Avec l'assassinat planifié du héros de la lutte anti-apartheid et d'autres attentats, les extrémistes voulaient provoquer la colère de la communauté noire et semer le chaos afin de fomenter un coup d'Etat dans la nouvelle Afrique du Sud issue de l'abolition du régime raciste en 1994.

Suivant le projet des nostalgiques de l'apartheid, le gouvernement noir devait être remplacé par un régime militaire blanc et tous les Noirs et Indiens chassés d'Afrique du Sud.

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