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Syrie: les faits marquants du jour

19/08/2012 09:25 EDT | Actualisé 19/10/2012 05:12 EDT

Voici les faits marquants dimanche en Syrie, où le président Bachar al-Assad a promis de vaincre à "n'importe quel prix" la rébellion, après la mort de centaines de personnes dans une vaste opération de l'armée dans une banlieue de Damas, dénoncée comme un "massacre" par l'opposition.

--DIMANCHE 26 AOUT--

- L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) annonce la découverte d'au moins 320 corps à Daraya, une localité majoritairement sunnite située à 7 km au sud de Damas, précisant que la majorité des victimes ont été tuées dans l'opération militaire lancée il y a cinq jours. Les militants hostiles au régime diffusent des vidéos où des dizaines de corps ensanglantés apparaissent gisant au sol, dénonçant un "massacre odieux commis par les gangs du régime".

L'agence officielle Sana rapporte que les forces armées ont "purifié" Daraya des "terroristes mercenaires qui ont commis des crimes contre les habitants de la localité, les ont terrorisés et ont détruit les propriétés publiques et privés".

- La province de Damas est sous le feu des hélicoptères et de l'artillerie de l'armée (OSDH). A Alep (nord), les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), qui affirment contrôler 60% de la ville, ce que démentent les autorités, érigent des barrages dans plusieurs quartiers où le ravitaillement en vivres devient chaque jour plus difficile (journalistes AFP).

- Le président Bachar al-Assad réaffirme que son régime vaincra "à n'importe quel prix" le "complot étranger" dirigé contre son pays, en recevant Alaeddine Boroujerdi, un émissaire de Téhéran, son principal allié dans la région, selon l'agence officielle Sana.

- Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, affirme que Damas n'entamera pas de négociations avec l'opposition tant que le pays n'aura pas été "purgé" des rebelles, rapporte l'agence iranienne IRNA après une rencontre avec l'émissaire iranien.

- Le vice-président Farouk al-Chareh apparaît en public pour la première fois depuis plus d'un mois après d'intenses spéculations sur son sort provoquées par des informations sur une tentative de défection.

- L'Egypte défend son idée d'un groupe régional de contact qui inclurait l'Iran, mais aussi l'Arabie saoudite et la Turquie, deux alliés des rebelles, en assurant que Téhéran peut "faire partie de la solution" à la crise syrienne.

acm/tp

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