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Double attentat à la voiture piégée à Tripoli: 2 morts et 4 blessés (Intérieur)

19/08/2012 03:27 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

Deux attentats à la voiture piégée ont été perpétrés dimanche à l'aube au centre de Tripoli, faisant deux morts et quatre blessés, selon le ministère de l'Intérieur qui accuse des partisans de l'ancien régime d'être derrière les attaques.

Une voiture a explosé près d'une académie militaire sur l'avenue d'Omar al-Mokhtar au centre de Tripoli, faisant deux morts et quatre blessés et la seconde près du ministère de l'Intérieur et n'a pas fait de victimes, a indiqué à l'AFP, le colonel Mahmoud Al-Chérif, chef de la sécurité de Tripoli.

Les attentats se sont produits le jour de l'Aid el-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de jeûne de ramadan.

Selon le colonel Al-Chérif, les explosions ont été déclenchées à distance par un système de télécommande.

Il accusé des partisans de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi d'être derrière ces attaques.

Début août, trois hommes soupçonnés de préparer des attentats à la bombe avaient été tués au cours d'un coup de filet lancé par les forces de l'ordre près de Tripoli, selon les autorités.

"Il s'agit de la même cellule dormante dont plusieurs membres n'ont pas pu être arrêtés", a ajouté le colonel Al-Chérif.

Selon lui, c'est le même groupe qui a perpétré l'attentat à la voiture piégée le 3 août au centre de Tripoli et qui avait fait un blessé.

"Les explosifs et la méthode utilisés dans l'attaque sont les mêmes", a-t-il ajouté.

Vers 06H00 locale (4H00 GMT), l'avenue Omar al-Mokhtar où a eu lieu le premier attentat, au coeur de la capitale, était fermée à la circulation, tandis que des points de contrôle ont été installés sur les principales artères de Tripoli où la tension était palpable.

L'avenue a été rouverte une heure plus tard après que le site de l'attentat ait été nettoyée et le véhicule piégé remorqué. On ne pouvait alors constater que le sol calciné et des débris de verre.

Le vice-ministre de l'Intérieur, Omar al-Khadhraoui, a précisé à l'AFP que les services de sécurité disposaient depuis trois jours d'informations sur de possibles attaques.

"Nous avions des informations sur de possibles attaques de ce genre depuis trois jours, mais avec le nombre d'armes qui circulent dans le pays, c'est difficile de tout contrôler", a-t-il ajouté.

ila/hj

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