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A Alep, l'armée largue des tracts appelant les rebelles à se rendre

19/08/2012 11:54 EDT | Actualisé 19/10/2012 05:12 EDT

Des hélicoptères de l'armée ont largué sur Alep, la grande ville du nord de la Syrie, des tracts mettant en garde les habitants contre tout soutien aux combattants rebelles et offrant à ces derniers une "dernière chance" de se rendre, selon un journaliste de l'AFP.

Selon des rebelles et des habitants, il s'agit d'une première à Alep depuis le début des combats dans la ville (355 km au nord de Damas) il y a un peu plus d'un mois.

Certains tracts largués samedi soir avaient la forme d'un laissez-passer officiel pour les partisans des rebelles désireux de se rendre.

"Le porteur de ce laissez-passer est autorisé à franchir les barrages de sécurité pour se rendre. Le porteur de ce laissez-passer sera bien traité et retrouvera sa famille après vérifications", assure le texte.

D'autres tracts plus classiques, imprimés sur du papier rose ou blanc, appelaient les rebelles à déposer les armes.

"Votre dernière chance de rester en vie est de déposer les armes parce que vous ne pouvez rien faire contre l'armée syrienne. Ne manquez pas cette chance, retournez auprès de votre famille et cessez d'alimenter la haine autour de vous", pouvait-on lire sur l'un des tracts.

"Honorables citoyens, n'ouvrez pas vos maisons aux gangs terroristes armés et ne les aidez pas à tuer le peuple de votre pays", exhortait un autre tract recueilli par un journaliste de l'AFP près de Bab al-Hadid, dans le centre d'Alep.

"Je n'arrive pas à croire à quel point ils sont déconnectés de la réalité", a déclaré à l'AFP un combattant se faisant appeler Abdallah.

Deux heures après avoir largué les tracts, les hélicoptères sont revenus pour ouvrir le feu sur plusieurs quartiers du centre-ville.

Après un mois de combats, les rebelles contrôlent toujours de nombreux quartiers d'Alep, mais restent sous le feu des chars, des raids aériens et des tireurs embusqués. Combattants et civils redoutent une offensive terrestre majeure de l'armée pour reconquérir la ville, poumon économique du pays, dont le sort est perçu comme crucial pour l'issue du conflit.

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