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Un ex-responsable syrien soutient que Chareh est en "résidence surveillée"

18/08/2012 10:41 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

Abdo Houssameddine, ancien vice-ministre syrien du Pétrole qui avait fait défection en mars, a affirmé vendredi que le vice-président Farouk al-Chareh se trouvait "depuis un certain temps en résidence surveillée".

"La position M. Chareh est connue, il tente de quitter la Syrie. Il y a des circonstances qui l'en empêchent, d'autant plus qu'il est depuis un certain temps en résidence surveillée", a affirmé M. Houssameddine à la chaîne satellitaire Al-Arabiya.

Il était interrogé sur des informations ayant fait état de la défection du vice-président, mais n'a pas été en mesure de confirmer cette défection, qui a été démentie par le régime.

Le responsable dissident a précisé que les personnalités du régime étaient entourées de services de sécurité chargés de les surveiller, sous couvert de protection.

M. Houssameddine avait annoncé sa défection en mars pour dénoncer la "brutalité" du régime de Bachar al-Assad, devenant le premier responsable gouvernemental à rejoindre les rangs de l'opposition, un an après le début de la révolte.

Le régime syrien a démenti des informations sur la défection de M. Chareh, selon la télévision d'Etat qui a cité un communiqué du bureau du vice-président mais n'a diffusé aucune image de lui.

"M. Farouk al-Chareh n'a pensé à aucun moment à quitter le pays", a assuré la télévision d'Etat, après que des chaînes arabes eurent annoncé sa défection vers la Jordanie, citant des rebelles.

Selon l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles), des informations préliminaires font état d'une "tentative de défection" qui "s'est soldée par un échec".

M. Chareh, la personnalité sunnite la plus en vue au sein du pouvoir alaouite (branche du chiisme), est un homme de confiance du régime et a été pendant plus de quinze ans chef de la diplomatie syrienne, avant de devenir vice-président en 2006.

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