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Tuerie dans une mine sud-africaine: un politicien blâme la police

18/08/2012 04:40 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - Des mineurs et leurs familles ont accueilli samedi le politicien expulsé Julius Malema, alors que celui-ci a déclaré aux milliers de personnes rassemblées sur les lieux où 34 mineurs ont été tués cette semaine que la police sud-africaine n'avait eu aucun droit d'ouvrir le feu, provoquant les décès.

M. Malema, l'ancien leader jeunesse du Congrès national africain au pouvoir, est arrivé alors que des proches continuaient de chercher des disparus depuis la fusillade de jeudi. Des femmes ont dit ne pas savoir si leurs maris et leurs fils faisaient partie des morts, ou s'ils se trouvaient dans le groupe des 78 blessés ou des 256 personnes arrêtées par la police en vertu d'accusation allant de violence publique au meurtre.

Au dire de M. Malema, les policiers n'avaient pas le droit de tirer, même si les mineurs ont ouvert le feu en premier.

Cet ex-leader est le premier politicien à s'adresser aux mineurs présents sur le site dans le cadre d'une saga longue de plus d'une semaine au cours de laquelle 10 personnes avaient déjà été tuées avant la fusillade de jeudi, incluant deux policiers tués à l'arme blanche et deux gardes de sécurité de la mine brûlés vivants dans leur véhicule. M. Malema dit s'être rendu sur place parce que le gouvernement a tourné le dos aux grévistes.

M. Zuma a annoncé qu'il mettrait une commission sur pied pour faire connaître la vérité à propos des échanges de coups de feu.

Environ 3000 travailleurs de la mine, située à 70 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Johannesbourg, ont demandé une augmentation correspondant à pratiquement le triplement de leur salaire, soit de 690 à 1560 $ par mois.

La police a riposté avec des tirs d'armes automatiques et de pistolets.

Les mineurs des installations de Lonmin vivent dans des cabanes en fer rouillé sans eau courante ou électricité. Les habitants et les grévistes se demandent pourquoi le gouvernement, qui dirige la nation la plus riche du continent, n'a pas été en mesure d'augmenter leurs conditions de travail près de 20 ans après la disparition de l'apartheid.

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