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Tour d'Espagne - Pampelune troque les taureaux pour les cyclistes

18/08/2012 12:54 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

Pampelune, ville connue pour ses "encierros", ces courses de taureaux qui parcourent en juillet les rues de la ville, s'est mise à l'heure du cyclisme en accueillant samedi le départ de la 67e édition du Tour d'Espagne.

Mais comme si elle avait du mal à choisir entre les deux, la capitale de Navarre a concocté pour le contre-la-montre par équipes initial un tracé qui emprunte le parcours de ces "toros", lâchés dans la ville au moment de la San Fermin.

Une heure avant le départ, l'arène de la ville, où devait être jugée l'arrivée de ce chrono par équipes, recevait ainsi un flot de spectateurs venus voir pour cette fois, non pas les toreros José Tomas ou el Fandi, mais Contador le Pistolero et Froome le Challenger.

"Je suis fan de taureaux et j'aime également le cyclisme", expliquait ainsi Ignacio Garcia, 30 ans, affublé d'un tee-shirt vert aux couleurs de Caja Rural, sponsor de l'équipe de la communauté de Navarre qui prend le départ de cette Vuelta.

En hommage aux fêtes taurines de juillet, cette équipe cycliste emmenée par le coureur Javier Francisco Aramendia a d'ailleurs choisi des maillots imitant le costume de "Pamplonico", ce tee-shirt blanc entouré d'une ceinture rouge que les Pamplonais revêtent traditionnellement lors de la San Fermin.

En attendant que les coureurs s'élancent dans l'air un peu moins chaud de cette fin d'après-midi, les pronostics allaient bon train. Ignacio voyait Contador vainqueur tandis que Jorge Montoya, jeune informaticien, pariait lui sur une victoire... d'Indurain.

Enfant du pays, natif des environs de Pampelune, l'ombre du quintuple vainqueur du Tour de France planait forcément sur ce départ de la Vuelta.

Quant à l'impression suscitée par le retour de Contador après ses deux ans de suspension pour dopage, les avis étaient partagés sur le sujet. "Je le crois sans peine quand il dit qu'il a été injustement sanctionné", affirmait ainsi Rocio Prieto, venue de Madrid.

De leur côté, Joseba et Ekhi, arrivés eux de San Sebastian, étaient un peu plus circonspects. "Nous venons de tout près d'Irun, la ville d'où Contador dit avoir obtenu la viande qui a été responsable de son contrôle positif sur le Tour de France 2010. Donc tu parles à des gens pleins de clenbutérol", se permettait ainsi de plaisanter Ekhi, moniteur de sport dans une salle de gym.

Contador ayant purgé sa sanction et l'heure du départ approchant, tout cela n'avait bientôt plus beaucoup d'importance. Les regards convergeaient fiévreusement vers la porte des Arènes pour savoir ce qui allait en déboucher. Un taureau ou des cyclistes?

cle/smr

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