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Siège attaqué à Abidjan: le parti de Gbagbo accuse des pro-Ouattara

18/08/2012 12:52 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

Le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a accusé des partisans du chef de l'Etat Alassane Ouattara d'avoir attaqué son siège samedi à Abidjan, y blessant légèrement trois personnes.

"Ce sont des pro-Ouattara, on les connaît, il y en a que nous avons reconnus", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, sans plus de précisions sur leur identité.

"Tout le monde est dans la terreur", a-t-il affirmé. "Je ne peux qu'exprimer un sentiment de colère parce que je ne vois pas ce qui peut justifier une telle expédition contre nos locaux, nos documents et les personnes qui étaient dans cette enceinte", a-t-il dit.

Au FPI, "nous sommes ancrés dans la loi, dans le respect de la loi. Ce sont les autorités qui sont responsables de tout ce qui est arrivé, elles ne protègent pas le citoyen", a lancé M. Akoun.

Interrogé par l'AFP, Joël N'Guessan, porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Ouattara, a dénoncé des "mensonges".

"On n'a pas encore mené des investigations. Tant que nous ne connaissons pas les résultats de l'enquête, tout ce que M. Laurent Akoun est en train de dire ce sont des mensonges", a-t-il accusé, n'excluant pas que l'attaque soit un "montage" de la part du FPI afin de passer pour une "victime".

"Le RDR condamne de manière ferme tous les actes de violence et de barbarie et veut que la Côte d'Ivoire se réconcilie" pour permettre à M. Ouattara d'appliquer sa politique, a souligné M. N'Guessan.

Dans un communiqué, la mission onusienne Onuci a condamné "énergiquement" l'expédition menée au siège du FPI et appelé le gouvernement à "identifier et sanctionner les auteurs de ces actes violents".

Elle a réitéré son "appel urgent au calme" et encouragé les autorités à "prendre des mesures concrètes et urgentes pour impulser le processus indispensable de réconciliation nationale".

Selon des membres de la jeunesse du FPI qui tenaient une réunion au moment de l'attaque du siège, situé dans le quartier chic de Cocody (nord), les agresseurs étaient armés de gourdins, de machettes et de fusils de chasse. Trois personnes ont été légèrement blessées.

Ces événements surviennent en plein regain de tension dans le pays, après deux semaines au cours desquelles les Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'Ouest, y perdant dix hommes.

Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires pro-Gbagbo d'être responsables de cette vague de violences. "Les autorités ont déjà désigné les coupables", a protesté le secrétaire général du FPI.

tmo/sd

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