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SADC: reprise des discussions à Maputo, blocage sur Madagascar

18/08/2012 04:43 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ont repris samedi matin à Maputo leurs discussions sur les crises régionales dans le cadre de leur sommet annuel, sans toutefois avancer sur Madagascar.

"Nous sommes toujours en discussion", a noté le ministre seychellois des Affaires étrangères Jean-Paul Adam en arrivant au centre des congrès où est organisé le sommet.

A la question de savoir si la SADC avait fait des progrès sur Madagascar depuis le début du sommet la veille, il a sobrement répondu à l'AFP: "Non."

"J'espère que nous allons faire des progrès", a ajouté son homologue mauricien Arvin Boolell, sur fond de chants et de danses en l'honneur des délégations.

"Nous devons avoir une adhésion à la Feuille de route" signée en septembre par les principaux partis malgaches sous l'égide de la SADC, a-t-il ajouté.

L'organisation régionale tente de mettre d'accord sur un processus de sortie de crise l'ancien président Marc Ravalomanana et l'actuel homme fort de la Grande Ile, Andry Rajoelina, qui l'a renversé en 2009.

Le sommet, entamé vendredi, devait encore aborder la situation au Zimbabwe et en République démocratique du Congo, a noté M. Boolell, indiquant être "prudemment confiant".

"Nous allons aborder tous ces sujets", a confirmé le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Marius Fransman.

"La SADC est une famille. Nous parlons de problèmes de famille", a relevé le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, tandis que la présidente du Malawi, Joyce Banda a fait remarquer que les discussions avaient lieu en "session fermée".

Le centre de conférence a été fermé à la presse.

La cérémonie de clôture est programmée à 14H00 (12H00 GMT), mais personne sur place ne pensait qu'elle aurait lieu à l'heure.

L'homme fort de la SADC, le président sud-africain Jacob Zuma, avait interrompu vendredi son séjour à Maputo, pour regagner précipitemment son pays suite au massacre de la mine de Marikana, où 34 mineurs grévistes ont été tués par la police jeudi.

liu/cpb/jms

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