Option nationale, si elle prenait le pouvoir au Québec, imposerait dans l'exploitation des hydrocarbures un moratoire complet au secteur des gaz et pétrole de schiste, et ce jusqu'à ce que des études indépendantes aient pu prouver que leur exploitation respecte les principes de développement durable.

« Il s'agit là d'un principe de précaution que tout gouvernement responsable devrait soutenir », a déclaré samedi son chef, le député sortant et candidat de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant.

La formation née en 2011 a présenté ses engagements en matière de ressources naturelles. Elle mettrait en oeuvre un programme de nationalisation des ressources de la province en collaboration, dit-elle, avec le secteur privé.

Le chef de la formation politique souhaiterait aussi mettre sur pied un fonds souverain pour compenser à long terme la disparition des ressources non renouvelables.

« Il faut que cesse cette situation absurde dans laquelle des sociétés d'État étrangères viennent faire chez nous ce que nous n'oserions pas faire nous-mêmes. René Lévesque a eu l'audace de le faire avec Hydro-Québec, à nous de le faire maintenant avec nos ressources naturelles, parce qu'une ressource que personne n'a inventée appartient à tout le monde. » -- Jean-Martin Aussant.

L'accent serait mis sur le développement des activités de transformation au niveau local des ressources naturelles pour favoriser la création d'emploi.

Option nationale mettrait aussi en place une charte du bois pour en favoriser l'utilisation les secteurs de la construction, de la production d'énergie et des nanotechnologies. Selon Jean-Martin Aussant, un Québec souverain aurait déjà développé davantage ce secteur « puisque ses impôts n'auraient pas été versés au secteur automobile en Ontario ou au secteur pétrolier albertain par exemple. »

Option nationale déclarerait aussi l'eau et les terres agricoles patrimoine national.

Ces propositions sont d'ailleurs au centre de la plateforme d'Option nationale, comme l'explique dans son blogue Gérald Fillion.

À propos d'Option nationale

Le parti Option nationale, voué à la réalisation de la souveraineté du Québec dit présenter 123 candidats dans le cadre de la campagne électorale. La Cour supérieure a rejeté vendredi la demande d'injonction d'Option nationale visant à permettre à son chef de participer aux débats télévisés présentés à Radio-Canada, Télé-Québec et TVA. Le chef d'Option nationale estime à ce sujet que son exclusion des débats est une « injustice » qui lui fait « douter de la santé de notre démocratie ».

Option nationale comptait un unique représentant à l'Assemblée nationale au moment de la dissolution du Parlement, Jean-Martin Aussant lui-même, d'abord élu sous la bannière du Parti québécois en décembre 2008. M. Aussant a quitté le caucus péquiste en juin 2011, évoquant des divergences de vues avec la chef Pauline Marois sur la démarche d'accession à la souveraineté.

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