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Obama renouvelle son appel à stopper la baisse du nombre de professeurs

18/08/2012 10:38 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Environ 300 000 postes ont été détruits dans l'éducation depuis la fin officielle de la récession aux Etats-Unis, en 2009, et le taux d'élèves par professeur a augmenté de 4,6 pour cent entre 2008 et 2010, selon un rapport de la Maison Blanche commenté samedi par Barack Obama.

"Si nous voulons que l'Amérique soit en tête au XXIe siècle, rien n'est plus important que de donner à chacun la meilleure éducation possible, du premier jour de maternelle au premier jour de la vie professionnelle", a déclaré le président américain dans son allocution radio hebdomadaire.

Selon le rapport, le taux d'élèves par professeur a atteint, au plus bas, 15,3 en 2008, mais est remonté à 16 élèves par professeur en 2010, son niveau de 2000. Il est toutefois précisé que les classes sont plus chargées car les chiffres prennent en compte les professeurs spécialisés comme ceux qui s'occupent des enfants handicapés par exemple. Selon ce rapport, dans de nombreux districts, les classes sont beaucoup plus chargées en raison de coupes budgétaires accrues.

Les autorités locales ont supprimé environ 150 000 postes supplémentaires dans l'éducation depuis l'automne 2010, précise le rapport.

Selon Barack Obama, les chiffres du rapport montrent la nécessité pour le Congrès d'adopter son projet d'aide aux états contre l'hémorragie de professeurs.

Le projet d'Obama, présenté il y a près d'un an, fournit un financement aux Etats pour qu'ils conservent leurs effectifs de professeurs, policiers et pompiers. Parmi les mesures, les baisses d'impôts sur le revenu et les prestations d'assurance chômage ont été adoptées par le Congrès, mais d'autres sont restées lettre morte suite à une opposition principalement républicaine.

Barack Obama fait pression sur le Congrès en cette année électorale, en partie dans le but de présenter les Républicains comme des partisans de l'obstruction. Les Républicains ont eux-mêmes proposé des mesures, mais ils n'ont pas obtenu gain de cause au sein d'un Sénat majoritairement démocrate.

Les querelles partisanes ont conduit à un blocage qu'Obama essaie d'exploiter pour sa campagne de réélection.

Si le secteur privé continue à créer des emplois, quoiqu'à un rythme très lent, le secteur public en détruit, ce qui explique en partie un taux de chômage de 8,3 pour cent dans le pays.

Le projet d'Obama prévoit 25 milliards $ d'aides pour empêcher les licenciements de professeurs et financer d'autres postes dans l'éducation.

Dans son allocution hebdomadaire, M. Obama a affirmé qu'un budget républicain à la Chambre des représentants ferait empirer la situation, car il réduirait encore les dépenses pour l'éducation afin de financer des réductions d'impôts pour les ménages aisés. "C'est aller à l'envers", a-t-il déclaré. "C'est une erreur. Ce projet n'investit pas dans notre avenir. Il sape notre avenir".

C'est Paul Ryan, le colistier de Mitt Romney, qui préside la Commission du budget à la Chambre des représentants.

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