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Nouveau raid aérien sur la localité d'Azaz dans le nord de la Syrie (ONG)

18/08/2012 02:30 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

La localité d'Azaz, dans le nord de la Syrie, cible d'un raid meurtrier cette semaine, a été de nouveau bombardée samedi par l'aviation du régime, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cette localité rebelle de 70.000 habitants située dans la province d'Alep, près de la frontière avec la Turquie, avait été la cible d'un raid aérien mercredi qui avait fait près de 40 morts, selon cette même ONG.

Par ailleurs, des quartiers de la ville d'Alep, théâtre depuis près d'un mois d'une bataille cruciale entre les rebelles et le régime, étaient également bombardés, tandis que des combats éclataient dans d'autres secteurs.

Dans la ville de Homs, où les rebelles contrôlent encore plusieurs quartiers, le secteur de Khaldiyé était bombardé, faisant un mort parmi les civils et sept blessés dont plusieurs graves.

Dans le sud, la ville de Hirak, dans la province de Deraa, était violemment pilonnée par les forces régulières.

Les violences ont fait 129 morts à travers le pays vendredi, dont 90 civils, 10 rebelles et 29 soldats.

Selon l'ONG, plus que quarante corps non identifiés ont été retrouvés à Damas et sa province, dont 23 dans le quartier de Qaboun, dans le sud de la capitale, quatre dans le quartier voisin de Qadam, et 16 dans la région de Douma.

Jeudi, les corps de 65 personnes non identifiées ont été retrouvés à Qatana, à 20 km au sud-ouest de Damas, selon l'OSDH. Des militants ont affirmé que ces personnes avaient les mains ligotées et avaient été exécutées, sans préciser s'il s'agissait de civils ou de combattants rebelles.

"Depuis quelques jours, on retrouve de plus en plus de corps non identifiés qui sont enterrés sans qu'on soit en mesure de savoir à qui ils appartiennent", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH, réclamant une enquête à ce sujet.

Ces violences se poursuivent alors qu'un nouveau médiateur international dans le conflit, le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, a été nommé pour prendre le relais de Kofi Annan, dont le plan de paix a échoué.

ram/cnp

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