NOUVELLES

Madagascar: la SADC parle d'élections sans Ravalomanana ni Rajoelina

18/08/2012 07:22 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) envisage l'organisation d'élections à Madagascar sans l'ancien président Marc Ravalomanana ni l'actuel président de la Transition Andry Rajoelina, a indiqué samedi à l'AFP le ministre seychellois des Affaires étrangères Jean-Paul Adam.

"Alors que le sommet reconnaît le droit à chaque individu de se présenter aux élections, il a pris note des recommandations de l'équipe de médiation de la SADC qui a dit que si les deux présidents devaient ne pas se présenter, cela faciliterait l'ensemble du processus d'apaisement conduisant à des élections pacifiques", a-t-il précisé en marge du sommet annuel de la SADC, à Maputo.

"L'idée que les deux ne se présentent pas a été attentivement considérée par le sommet", a-t-il ajouté en français.

Les deux intéressés n'avaient pas officiellement réagi à la mi-journée, a-t-il noté.

L'organisation régionale tente de mettre d'accord sur un processus de sortie de crise MM. Ravalomanana et Rajoelina, le premier ayant été renversé par le second en 2009.

Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, veut rentrer pour se présenter à la présidentielle, prévue en mai 2013, mais Andry Rajoelina s'y oppose, mettant en avant des problèmes de sécurité publique et rappelant que son adversaire a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour son rôle dans la mort de 36 manifestants abattus par sa garde lors des émeutes qui l'ont emporté.

"Sur la question du retour du président Ravalomanana, une mission spécifique va être chargée d'évaluer ses implications pour la sécurité et il y a un accord sur le fait que le retour du président Ravalomanana sera réglé de façon à ce qu'il n'y ait pas de menace pour la sécurité de Madagascar, ni de menace pour lui-même", a expliqué Jean-Paul Adam.

Les Seychelles ont accueilli ces dernières semaines deux rencontres entre MM. Ravalomanana et Rajoelina sans qu'ils puissent aplanir leurs différends.

Le sommet de Maputo, entamé vendredi, devait ensuite notamment aborder la situation au Zimbabwe et en République démocratique du Congo. Il devait s'achever samedi soir.

jaj-liu/jlb

PLUS:afp