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L'Université Dalhousie travaille sur un système contre les espèces envahissantes

18/08/2012 05:38 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

HALIFAX - L'Université Dalhousie travaille sur un système pour tester la pureté des eaux de ballast, les seules installations du genre au Canada, alors que de nouvelles normes pourraient être mises en place pour réglementer ce que les navires auraient le droit de relâcher dans divers ports de la planète.

Le laboratoire Aquatron doit mener ses premiers tests sur les eaux de ballast à l'établissement de Halifax plus tard ce mois-ci.

Selon John Batt, le responsable des installations de recherche, un système de ballast sera imité pour représenter un navire se déplaçant entre deux ports. Les tests seront d'ailleurs effectués avec différents niveaux de salinité de l'eau.

L'industrie, indique M. Batt, a énormément besoin de ce genre de systèmes, puisqu'une bonne partie des revenus de l'Est du Canada et du PIB provient de l'industrie de la pêche, et que des eaux de ballast contaminées sont des menaces potentielles.

Frost & Sullivan, une firme mondiale de recherche et de consultation, a publié en 2010 une estimation voulant que l'industrie de nettoyage des eaux de ballast pourrait générer des revenus totaux de 34,1 milliards $ d'ici 2020.

Un porte-parole du ministère fédéral des Pêches et Océans a expliqué qu'il était difficile de quantifier exactement l'impact économique des espèces aquatiques envahissantes.

Une étude publiée en mars par les Universités de Notre-Dame, du Wyoming et de l'Université technique de Delft, aux Pays-Bas, avance que les dommages moyens causés par des espèces envahissantes dans les écosystèmes américains des Grands Lacs coûtaient à eux seuls environ 138 millions $ par année.

Les recherches de l'Université Dalhousie ont lieu alors que les Nations unies oeuvrent à combattre la menace des espèces envahissantes qui s'installent dans les eaux étrangères via les eaux de ballast.

Une fois ratifiée, la Convention des Nations unies pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast des navires et des sédiments obligerait les bateaux à posséder des systèmes de gestion des eaux de ballast qui limiteraient le nombre d'espèces qui seraient relâchées dans les eaux étrangères.

La convention oblige également tous les navires construits à compter de 2009 de posséder un tel système de gestion, et forcerait la mise à jour de tous les bateaux d'ici 2014 ou 2016, en fonction de la taille des navires.

La convention doit encore obtenir l'appui de certains pays très importants sur la scène commerciale et n'a pas encore de poids légal.

L'Organisation maritime internationale de l'ONU soutient que les eaux de ballast sont responsables du transfert d'environ 7000 à 10 000 espèces différentes dans le monde tous les jours.

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