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Le premier ministre du Luxembourg assure que la Grèce restera dans la zone euro

18/08/2012 07:42 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

BERLIN - La Grèce ne quittera pas la zone euro, a déclaré le premier ministre du Luxembourg, soutenant dans une entrevue publiée samedi qu'un tel départ ne serait pas praticable sur le plan politique et comporterait des risques imprévisibles.

Le gouvernement grec a évité la faillite grâce à des prêts internationaux, mais n'a pas réussi à implanter les réformes et les mesures d'austérité exigées en échange, avivant l'impatience de l'Allemagne et d'autres pays prospères et alimentant les rumeurs sur sa possible sortie de la zone euro.

Mais le premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, qui préside aussi les réunions des ministres des Finances de la zone euro, a affirmé lors d'une interview avec le quotidien autrichien Tiroler Tageszeitung qu'une telle situation ne se produirait pas à moins que la Grèce n'enfreigne toutes les conditions et ne respecte aucune entente.

Dans l'article, M. Juncker reconnaît que, dans le cas où la Grèce refuserait complètement de consolider son budget et d'aller de l'avant avec les réformes, il faudrait intervenir. Il croit toutefois que le pays redoublera plutôt d'efforts pour atteindre les objectifs fixés et qu'il n'y a donc aucune raison d'évoquer son départ de la zone euro.

Le politicien luxembourgeois a ajouté qu'une sortie serait réalisable techniquement parlant mais pas sur le plan politique et a insisté sur le fait que ce scénario n'était pas sur la table.

Les créanciers de la Grèce sont peu enthousiastes à l'idée de lui accorder davantage de temps pour respecter les exigences du plan de sauvetage international ou de consentir à d'autres compromis.

Jean-Claude Juncker a indiqué qu'il n'était pas possible de savoir si Athènes obtiendrait un délai avant le rapport des inspecteurs sur sa situation financière le mois prochain, mais qu'il ne considérait pas pour le moment qu'une extension était absolument nécessaire.

Le vice-chancelier allemand, le ministre de l'Économie Philipp Roesler, a récemment déclaré que l'idée que la Grèce pourrait abandonner l'euro était moins terrifiante qu'auparavant.

La chancelière Angela Merkel et le ministre des Finances, Wolfgang Schaeuble, n'ont toutefois pas tenus de propos semblables, même s'ils se sont montrés peu enclins à faire des concessions.

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