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La G.-B. et l'Équateur veulent s'entendre pour clore l'affaire Assange

18/08/2012 07:06 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

LONDRES - La Grande-Bretagne tente de trouver une solution à l'amiable avec l'Équateur pour mettre fin à leur conflit diplomatique concernant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, a assuré samedi un responsable britannique, alors que le célèbre dénonciateur se préparait à prononcer son premier discours depuis que l'État d'Amérique du Sud a confirmé qu'il lui offrirait l'asile.

M. Assange, qui s'est réfugié à l'ambassade équatorienne le 19 juin après avoir épuisé tous ses recours juridiques en Grande-Bretagne pour éviter l'extradition en Suède pour y être interrogé sur des allégations d'agression sexuelle, doit effectuer une première déclaration publique dimanche.

Des diplomates londoniens ont discuté avec l'ambassadeur équatorien Ana Alban depuis que le pays a offert l'asile jeudi, un geste qui risque de compliquer davantage la tentative de la Suède, qui désire faire extrader M. Assange depuis deux ans.

Les diplomates en question ont répété les assurances de Londres selon lesquelles le pays arrivait simplement à cours d'option juridiques pour faire respecter ses lois, après que la Grande-Bretagne a laissé entendre qu'elle pourrait invoquer une obscure loi pour retirer les privilèges diplomatiques de l'ambassade et ensuite donner le feu vert à une opération policière pour capturer le fugitif.

Le secrétaire britannique des Affaires étrangères William Hague insiste sur le fait que son pays n'a d'autre choix que de respecter un mandat d'arrêt européen et d'envoyer M. Assange à Stockholm. L'ancien juge espagnol Baltasar Garzon, qui représente M. Assange, a laissé entendre que l'Équateur pourrait envisager d'en appeler à la Cour internationale de justice de La Haye afin de pousser la Grande-Bretagne à offrir un sauf-conduit à M. Assange pour qu'il puisse quitter le pays.

Julian Assange et ses partisans soutiennent que l'affaire suédoise n'est que la première étape d'une machination ourdie par Washington pour le traîner en cour aux États-Unis en lien avec son travail pour WikiLeaks — une affirmation niée par les autorités suédoises et les femmes impliquées dans le dossier.

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