L'auteure et productrice de la populaire série Trauma, Fabienne Larouche, est sévèrement critiquée par des artisans et certains de ses collaborateurs.

La fronde a commencé sur le réseau social Facebook, où il est fait état de tensions et d'insatisfactions au sein des productions Aetios, notamment celle de Trauma.

En juillet, plusieurs employés ont quitté la productrice devant, disent-ils, « l'exigence irréaliste de la productrice ». La directrice artistique Louise-Marie Beauchamp, qui a démissionné à cause d'un différend budgétaire le mois dernier, est une des rares ex-collaboratrices de Fabienne Larouche qui a accepté d'exposer publiquement ses doléances.

Louise-Marie Beauchamp, qui travaillait sur Trauma depuis les débuts de la série, trouve insupportable la pression mise sur les équipes de production.

« On appelle ça une démission, mais c'est plus... on n'était pas capable de remplir nos fonctions. » -- Louise-Marie Beauchamp, directrice artistique démissionnaire.

Le syndicat représentant les artisans qui travaillent sur 30 vies, Trauma et Unité 9 reconnaît qu'il existe de la tension sur les plateaux liée au rythme de travail.

Pour Jean-Claude Rocheleau, directeur général de l'Alliance québécoise des artisans de l'image et du son, « il y a une cadence de travail un peu particulière dans les productions de Mme Larouche qui respecte les conventions, mais il y a une cadence qui est plus grande que chez les autres producteurs et ça tout le monde le dit, tout le monde le sait. »

Jointe à New York, Fabienne Larouche dit que cette fronde est de l'intimidation. Elle a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada, affirmant qu'elle n'avait pas à répondre à des accusations anonymes.

Radio-Canada, diffuseur des séries de Fabienne Larouche, refuse également de commenter.

D'après le reportage de Claude Deschênes