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É.-U.: le programme Medicare se retrouve au centre des débats de la campagne

18/08/2012 10:05 EDT | Actualisé 18/10/2012 05:12 EDT

THE VILLAGES, États-Unis - Le candidat républicain à la vice-présidence américaine Paul Ryan a présenté sa mère de 78 ans aux électeurs, samedi, alors qu'il défendait le ticket républicain contre les critiques du président Barack Obama concernant les propositions de M. Ryan pour repenser le populaire programme Medicare, qui offre une assurance-maladie aux personnes âgées.

Durant la semaine écoulée depuis que le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney a annoncé que M. Ryan serait son colistier, Medicare est devenu le nouveau terrain de lutte dans une campagne présidentielle de plus en plus acrimonieuse.

L'avenir du programme Medicare pourrait déterminer les résultats électoraux dans plusieurs États clés. La Floride, la Pennsylvanie et l'Iowa font partie des cinq États où demeurent le plus de personnes âgées, et ils font l'objet d'une chaude lutte.

Le programme Medicare est un dossier complexe pour républicains et démocrates: M. Obama divertit des milliards des programmes de dépenses obligatoires pour financer l'expansion de la couverture médicale en vertu de sa réforme du système de santé, et M. Ryan se fait le porte-étendard d'une réforme du programme pour le transformer en seulement l'un des nombreux choix offerts aux personnes âgées en matière d'assurance-santé.

Les aînés américains ont souvent résisté aux changements apportés à Medicare. Des sondages démontrent que le public s'oppose généralement aux plans pour remplacer le programme actuel qui paie les médecins, les hôpitaux et les autres services de santé directement pour les soins offerts.

Le ticket Romney-Ryan fait le pari que les électeurs sont inquiets à propos des déficits fédéraux et que la réforme de la santé des démocrates a ouvert la voie pour un débat robuste sur la solvabilité de Medicare, l'un des programmes gouvernementaux les plus populaires, mais aussi les plus dispendieux.

Selon un rapport déposé par l'actuaire en chef de Medicare Richard Foster en 2010, environ 15 pour cent des hôpitaux et maisons de retraite qui offrent des services en vertu de Medicare pourrait «déclarer des déficits» au cours d'une décennie, en raison des réductions de paiements gouvernementaux prévues selon la nouvelle loi sur la santé.

L'analyse de M. Foster montre cependant que cette loi améliorerait également des bénéfices clés de Medicare, ferait disparaître les trous dans l'assurance-médicament pour les personnes âgées, offrirait des services de prévention gratuits comme des tests de dépistage du cancer, et prolongerait la solvabilité du fonds gouvernemental d'assurance des hôpitaux d'au plus 12 ans.

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