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Russie/Pussy Riot: Washington dénonce un verdict "disproportionné"

17/08/2012 12:34 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

Le département d'Etat américain a dénoncé vendredi un verdict "disproportionné" en Russie contre trois jeunes femmes membres du groupe punk russe Pussy Riot, exhortant Moscou à réviser ce procès et à assurer le respect de la liberté d'expression.

"Les Etats-Unis sont préoccupés à la fois par le verdict, par les peines disproportionnées infligées par un tribunal de Moscou dans le procès contre les membres du groupe Pussy Riot, et par l'impact négatif sur la liberté d'expression en Russie", selon un communiqué de la diplomatie américaine.

"Nous pressons les autorités russes de réviser ce procès et de faire en sorte que la liberté d'expression soit maintenue", a poursuivi le département d'Etat, rejoignant des dénonciations exprimées par l'Union européenne, Paris ou Berlin.

Les trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot ont été condamnées vendredi à deux ans de camp chacune pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" à l'issue d'un procès qui a pris une résonance internationale.

Ce jugement sévère semble confirmer que le président russe Vladimir Poutine n'entend faire de concession ni à l'opposition ni aux Occidentaux inquiets d'une reprise en main en Russie.

L'Eglise orthodoxe russe a prôné de son côté la "clémence" envers Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui avaient chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.

A New York, six personnes ont été arrêtées vendredi alors qu'elles manifestaient contre la condamnation des Pussy Riot, a constaté un journaliste de l'AFP. Elles auraient été arrêtées parce qu'elles bloquaient le trafic automobile et portaient des masques.

La manifestation a réuni une trentaine de personnes aux abords de l'église orthodoxe russe Saint Nicholas, non loin du consulat de Russie.

Des rassemblements ont eu lieu vendredi dans plusieurs capitales pour dénoncer le procès, à Bruxelles, Barcelone (Espagne, est), Kiev, Londres, Paris et Sofia.

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