NOUVELLES

New York: le pétrole monte malgré des rumeurs sur les stocks stratégiques US

17/08/2012 09:43 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en légère hausse vendredi, en dépit de rumeurs circulant sur une possible utilisation des réserves stratégiques de pétrole américaines par l'administration Obama, dans un contexte de tensions géopolitiques.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre grignotait 4 cents à 95,64 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole new-yorkais, qui s'étaient hissés jeudi à de nouveaux plus hauts depuis début mai, "ont légèrement fléchi aux cours de la nuit" alors que le marché spéculait sur un recours, par le gouvernement américain, à ses stocks stratégiques de pétrole, a indiqué Phil Flynn, de Price Futures Groupe.

Les prix du secteur de l'énergie "pourraient connaître une séance agitée alors que circulent des informations de presse sur une possible utilisation des réserves stratégiques pour contrer la hausse des prix de l'essence", ont renchéri des experts de la banque Wells Fargo.

"Cela exerce une pression baissière sur les prix" du brut, a noté M. Flynn, l'utilisation de réserves supplémentaires de brut augmentant l'offre sur le marché américain déjà abondante. Les stocks de brut avaient en effet atteint un plus haut en 22 ans début juillet.

"Les prix de l'essence aux Etats-Unis ont augmenté de 20% au cours des deux derniers mois, du fait de la hausse des prix du brut et de la baisse des réserves d'essence", ont relevé les experts de Commerzbank.

Mais les prix devraient "rester tirés vers le haut à court terme, soutenus par les inquiétudes sur le front de l'offre", a observé Andrey Kryuchenkov.

En effet, "les tensions au Moyen-Orient ne vont pas se dissiper du jour au lendemain", a-t-il ajouté.

Outre les violences en Syrie, les opérateurs s'inquiètent du scénario d'une guerre que pourrait lancer Israël contre l'Iran et son programme nucléaire, une hypothèse évoquée cette semaine par les médias israéliens.

L'Iran, visé par des sanctions internationales -- dont un embargo de l'Union européenne (UE) sur son brut --, continue de nier que son programme nucléaire ait des visées militaires, mais menace également toujours de fermer le détroit d'Ormuz qu'il contrôle et par lequel transite un tiers du trafic pétrolier maritime mondial.

ppa/soe/are

PLUS:afp