NIAGARA FALLS, Ont. - Un vétérinaire à l'emploi du parc aquatique Marineland, situé près des chutes Niagara, en Ontario, de même que l'organisation responsable du bien-être des animaux ont nié les allégations de négligence envers les bêtes.

Dans une série d'articles publiés par le Toronto Star, des anciens employés du parc faisaient état du fait que les bêtes ne recevaient pas toujours les soins appropriés.

Pour la Dre June Mergl, qui est la tête du service vétérinaire de Marineland, ces accusations ont été faites hors-contexte. Elle a soutenu que de maintenir le bien-être des animaux était une question d'équilibre et a insisté sur la qualité des soins vétérinaires dispensés aux bêtes, de même que sur la compétence du personnel.

Elle a de plus ajouté que la qualité de l'eau était surveillée de près, quoi que des infections aient pu se développer à la suite de défectuosités occasionnelles dans le système de filtration. Il arrive malheureusement que les choses ne fonctionnent pas toujours comme on le veut, a-t-elle allégué en disant que le monde n'était pas parfait.

À la suite des déclarations rapportées dans le journal, une conseillère de Toronto, Michelle Berardinetti, a réclamé une enquête du gouvernement provincial à ce sujet et a questionné la capacité de l'Association des zoos et aquariums du Canada (AZAC) de faire son travail.

Dans une lettre, la conseillère Berardinetti remet en cause l'AZAC en indiquant que ces incidents tragiques qui ont été relatés indique un fort niveau d'incompétence de la part de l'organisme en matière de surveillance. Selon elle, les failles rapportées par le Toronto Star démontrent clairement que l'AZAC a échoué dans son mandat d'assurer adéquatement la sécurité et la santé des animaux du parc.

Le directeur national de l'AZAC, Bill Peters, s'est défendu en affirmant que son organisme suivait un processus rigoureux pour l'inspection des sites comme Marineland. Selon ses dires, les zoos et les aquariums qui souhaitent devenir membre de l'AZAC doivent répondre à des critères spécifiques et se soumettre à un processus rigoureux. Des inspecteurs se rendent dans ce genre de parcs à tous les cinq ans pour vérifier toutes les installations et l'équipement.

Et si des plaintes de mauvais traitements sont rapportés entre les périodes d'inspections, l'AZAC intervient aussitôt a affirmé Bill Peters. La dernière inspection a eu lieu en août 2011.