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Marikana: La police affirme avoir tiré en état de légitime défense - 34 morts

17/08/2012 07:14 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

Les policiers qui ont tiré jeudi sur une foule de mineurs à Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, ont agi en état de légitime défense, a affirmé la chef de la police nationale vendredi, établissant un premier bilan officiel de 34 mineurs tués et 78 blessés.

"Le groupe des grévistes a chargé en direction de la police, tirant des coups de feu et brandissant des armes dangereuses. Les policiers se sont repliés et ont été forcés d'utiliser la force maximum pour protéger leur vie", a déclaré Mme Riah Phiyega lors d'une conférence de presse.

"Le nombre total des morts est de 34, avec plus de 78 blessés. 259 personnes ont été arrêtées, pour différents motifs, violence publique, meurtre, tentative de meurtre, rassemblement illégal, possession d'armes dangereuses", a-t-elle ajouté.

Ce bilan est le tout premier bilan officiel depuis la fusillade survenue jeudi dans l'après-midi. Une source syndicale avait fait état de 36 morts vendredi dans la matinée.

Pour justifier son action, la police a montré des vidéos où l'on voit les forces de l'ordre tenter de disperser les mineurs en négociant avec eux puis en utilisant différents moyens, dont des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des grenades incapacitantes et des balles en caoutchouc.

On y voit aussi un policier supplier les mineurs de se disperser, disant: "Nous ne sommes pas ici pour vous arrêter, notre seul problème ce sont les armes".

Mme Phiyega a expliqué que la police avait d'abord cherché à diviser la foule en plus petits groupes pour désarmer les gens plus facilement mais que les mineurs avaient rejeté les appels à la dispersion et à déposer leurs armes.

Elle a défendu le recours aux tirs en dernier recours.

"La police a commencé par utiliser le minimum de force, conformément à notre politique et à la loi".

"Ce n'est que lorsque cela n'a pas suffi à stopper les manifestants que nous avons utilisé un autre outil. Et je pense profondément, nous pensons, que cela était justifié. Nous ne voulions la mort de personne", a-t-elle assuré.

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