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Les Occidentaux boudent une réunion à l'ONU sur la Syrie réclamée par Moscou

17/08/2012 11:52 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

Une réunion des grandes puissances sur la Syrie qui devait se tenir vendredi aux Nations unies à l'initiative de la Russie a été boudée par les Occidentaux et annulée par Moscou, a-t-on appris auprès de diplomates.

La réunion a été "ajournée à la demande de membres du groupe d'action international", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la mission russe à l'ONU.

D'après des diplomates, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont fait savoir aux Russes qu'ils n'assisteraient pas à cette rencontre. Seuls la Chine et un représentant de l'ONU avaient confirmé leur présence, selon un diplomate. "Il y a eu des consultations en amont (de cette réunion) et ces pays (occidentaux) ont indiqué qu'ils ne s'y rendraient pas", a expliqué à l'AFP l'un des diplomates.

Un autre diplomate a refusé de parler de "boycottage".

"A ce stade, on ne voit pas bien l'intérêt d'une telle réunion: les divisions sont si fortes qu'il n'y a aucune chance pour que ce groupe d'action international trouve un accord politique sur la Syrie", a-t-il expliqué.

La Russie, plus fort soutien du régime de Damas aux côtés de la Chine, s'oppose depuis des mois aux Etats-Unis et aux Européens sur le conflit syrien. Moscou et Pékin ont opposé à trois reprises leur veto à des résolutions du Conseil de sécurité. Celui-ci a annoncé jeudi la fin de la mission de ses observateurs en Syrie.

Après cette décision, Moscou a demandé que les grandes puissances lancent avec l'Arabie saoudite et l'Iran un appel au régime syrien et aux rebelles pour qu'ils mettent fin à leur guerre. L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine avait proposé une rencontre vendredi à New York du groupe d'action international sur la Syrie pour discuter de cette proposition.

Le département d'Etat américain avait déjà exprimé ses doutes jeudi sur l'intérêt de cette réunion réclamée par la Russie, la porte-parole Victoria Nuland déclarant que les Etats-Unis "n'étaient pas sûrs de comprendre l'objectif de cette rencontre".

"Il ne faut pas faire des réunions pour faire des réunions. Il nous faut des réunions qui aident le peuple syrien et contribuent à mettre un terme à l'effusion de sang", avait martelé Mme Nuland.

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