NOUVELLES

La Bourse de Toronto grimpe avec les gains du cuivre et la faible inflation

17/08/2012 10:11 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé vendredi à un nouveau sommet de trois ans et demi, stimulée par la hausse des cours des matières premières, par des données économiques jugées positives et par un nouvel engagement envers la devise de la zone euro.

L'indice composé S&P/TSX a avancé de 57,3 points pour terminer avec 12 089,89 points. La Bourse de croissance TSXV a gagné 12,17 points à 1233,42 points.

Sur l'ensemble de la semaine, le TSX a avancé de 1,67 pour cent, ce qui lui permet d'afficher un gain de 135 points depuis le début de l'année.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,25 cent US à 101,1 cents US à la suite de la publication de données témoignant d'une plus faible inflation que prévu pour le mois de juillet. Le huard avait clôturé jeudi à un sommet de trois mois et demi.

Statistique Canada a indiqué que l'indice des prix à la consommation avait fléchi de 0,1 pour cent en juillet sur une base mensuelle désaisonnalisée, alors que les économistes s'attendaient plutôt à une hausse de 0,1 pour cent pour faire suite au recul de 0,2 pour cent de juin.

Les prix à la consommation ont grimpé de 1,3 pour cent en juillet par rapport au même mois l'an dernier, a en outre indiqué l'agence gouvernementale. Ils avaient grimpé de 1,5 pour cent en juin.

Le huard a cédé du terrain après que des analystes eurent suggéré que ces nouvelles données pourraient convaincre la Banque du Canada de garder ses taux d'intérêt à leur faible niveau actuel encore plus longtemps.

«Avec une inflation de base qui se situe en deçà de la cible et des vents externes toujours présents, nous ne nous attendons pas à ce que la Banque du Canada amorce un resserrement au moins avant que l'année prochaine soit bien entamée», a observé Robert Kavcic, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux.

Les marchés new-yorkais ont aussi progressé en cette dernière journée d'une semaine positive, aidés par des données encourageantes sur la confiance des consommateurs. L'indice calculé par l'Université du Michigan a grimpé à 73,6 points en août — en vertu d'un calcul préliminaire — contre un indice de 72,3 points en juillet.

En outre, l'indice du Conference Board des États-Unis sur l'activité économique future a avancé de 0,4 pour cent en juillet.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles ayant pris 25,09 points à 13 275,2 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a gagné 14,2 points à 3076,59 points et que l'indice élargi S&P 500 s'est emparé de 2,65 points à 1418,16 points.

L'indice phare du parquet torontois a franchi jeudi le cap des 12 000 points pour la première fois depuis mai. C'est pendant ce mois que la crise des dettes en Europe a pris une tournure plus dramatique, les marchés s'étant concentrés sur les hauts niveaux d'endettement en Espagne.

Plus récemment, les courtiers ont été encouragés par une série de données sur le marché américain de l'habitation et plusieurs d'entre eux espèrent que les banques centrales s'apprêtent à intervenir et faire le nécessaire afin de garder la reprise économique sur les rails et sauvegarder l'union monétaire européenne.

Vendredi, les opérateurs ont favorablement réagi aux remarques de la chancelière allemande Angela Merkel lors de sa visite à Ottawa. Mme Merkel a indiqué jeudi que son pays — la première économie de l'Europe — était engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour sauvegarder l'euro.

Mais certains analystes ont noté quelque chose d'autre.

«Je crois que l'absence de mauvaise nouvelle a permis cette croissance lente mais stable des valeurs mobilières», a estimé Garey Aitken, directeur de la recherche chez Bissett Investment Management.

«Je ne crois pas que rien n'a changé du point de vue structurel, je ne crois d'aucune manière que nous sommes sortis du bois. Nous sommes dans l'attente, en quelque sorte, et je crois qu'avec ces évaluations boursières très attrayantes dans un environnement de faibles taux d'intérêt, le fait de ne pas avoir de nouvelles a permis un peu de migration des titres à revenus fixes vers les valeurs mobilières.»

Le secteur des titres industriels a affiché la plus forte croissance vendredi, sur le parquet torontois. L'action du Canadien National (TSX:CNR) a gagné 1,39 $ à 91,54 $.

Le secteur des métaux de base a suivi de près celui de l'industrie, avec un gain de 0,78 pour cent. Le cours du cuivre s'est apprécié de 4 cents US à 3,42 $ US la livre, après avoir pris 3 cents US la veille. Le prix de ce métal est pratiquement considéré comme un indicateur économique en tant que tel, en raison de l'utilisation du cuivre dans un très grand nombre d'industrie.

Le secteur torontois de l'énergie a gagné 0,58 pour cent, le cours du pétrole brut ayant progressé de 41 cents US à 96,01 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York, après avoir pris plus d'un dollar la veille. L'action de Suncor Énergie (TSX:SU) a avancé de 37 cents à 32,43 $.

Les titres du groupe de la finance ont aussi avancé, l'action de la Banque TD (TSX:TD) s'étant notamment emparée de 76 cents à 81,24 $.

Le secteur aurifère a glissé de 0,45 pour cent, le cours du lingot d'or ayant pris 20 cents US à 1619,40 $ US l'once à New York. L'action de Goldcorp (TSX:G) a avancé de 15 cents à 38,08 $.

PLUS:pc