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Côte d'Ivoire: principaux troubles depuis avril

17/08/2012 08:29 EDT | Actualisé 17/10/2012 05:12 EDT

La Côte d'Ivoire a été en proie ces derniers mois et depuis une dizaine de jours à une série d'attaques, surtout à Abidjan et dans l'Ouest, qui ont soudainement accru les tensions plus d'un an après la fin de la crise postélectorale de 2010-2011 aux quelque 3.000 morts.

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- 25 avr: Attaque perpétrée par des hommes armés contre le village de Sakré, dans le Sud-Ouest, près de la frontière avec le Liberia: sept morts. Selon Ocha, 39 personnes ont été tuées dans cinq incidents dans cette zone depuis septembre 2011, majoritairement des "allogènes" (Ivoiriens venus d'autres régions), sur fond de fortes tensions avec les ethnies autochtones attisées par la dernière crise politico-militaire.

- 8 juin: Au moins 18 personnes, dont dix civils et sept Casques bleus nigériens de l'Opération des Nations unies (Onuci), sont tuées dans une embuscade lors d'une attaque contre plusieurs villages au sud de Taï (sud-ouest).

- 12 juin: Les autorités affirment avoir déjoué en mars un complot qui aurait visé à renverser le gouvernement du président Alassane Ouattara au profit d'un Conseil militaire de transition. Le ministre de l'Intérieur accuse des officiers fidèles à l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo et des responsables politiques de l'ancien régime, en exil dans la région, d'être derrière ce présumé projet de putsch.

- 20 juil: Un braquage sanglant à Duékoué (ouest) est suivi de représailles contre le camp de déplacés voisin. Bilan global: au moins 11 personnes tuées et une cinquantaine blessées, dont certaines grièvement. Des déplacés de l'ethnie guéré (considérée comme pro-Gbagbo) accusent des membres de la communauté dioula (vue comme pro-Ouattara), des chasseurs traditionnels "dozo" (supplétifs des forces armées) et des militaires après l'attaque du camp.

- 5 août: Quatre militaires sont tués dans l'attaque d'un commissariat et d'un poste de contrôle de l'armée par des hommes "lourdement armés" dans un quartier d'Abidjan. Le 6, six militaires et un assaillant sont tués et une dizaine de soldats grièvement blessés dans une attaque contre le camp militaire d'Akouédo, dans le nord d'Abidjan. Le gouvernement accuse des miliciens et militaires fidèles à Gbagbo. Le parti de l'ex-président, le Front populaire ivoirien (FPI), rejette ces accusations.

- 8 août: Des inconnus attaquent un poste de contrôle de l'armée à l'entrée de la cité d'Agboville, à quelque 80 km au nord d'Abidjan. Deux militaires blessés.

- 13 août: L'armée subit une nouvelle attaque contre un poste situé à la frontière avec le Liberia. Six Ivoiriens soupçonnés d'être impliqués sont arrêtés au Liberia et détenus dans une zone frontalière.

- 16 août: Trois civils sont tués dans une opération menée dans la nuit par des inconnus contre les forces armées à Dabou, près d'Abidjan. L'attaque vise le camp militaire, le commissariat de police, la gendarmerie et la prison, dont les assaillants ouvrent les portes et d'où plusieurs dizaines de détenus s'évadent.

acm/tmo/aub

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