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Tunisie: un élu doutant de la santé mentale du président exclu de son parti

16/08/2012 09:40 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

Un député tunisien, Taher Hmila a été suspendu du parti Congrès pour la République du président Moncef Marzouki pour avoir réclamé une expertise médicale du chef de l'Etat et laissé entendre qu'il n'avait pas toutes ses facultés mentales, a annoncé ce mouvement jeudi.

Le député a été évincé "car il a fait beaucoup de déclarations contraires au règlement intérieur du parti et qui relèvent de la diffamation", a déclaré Mohamed Abbou, secrétaire général du Congrès pour la République, à l'antenne de la radio Mosaïque FM.

M. Hmila, doyen de l'Assemblée nationale constituante, était membre du bureau politique du CPR dirigé par Moncef Marzouki jusqu'à ce qu'il devienne chef de l'Etat en décembre dernier, après des années d'exil sous le régime déchu du président Ben Ali.

"Je vais demander à l'Assemblée nationale constituante d'effectuer un diagnostic médical du président (Marzouki) car il a des comportements qui ne sont pas normaux", avait déclaré M. Hmila mardi à la radio privée CAP FM.

"Dieu merci, il n'a pas de vraies prérogatives sinon il détruirait le pays", a-t-il encore dit.

Le CPR est l'un des deux partenaires de centre-gauche, avec Ettakatol, du parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement tunisien.

Il ne s'agit pas de la première dissidence au sein de ce parti, plusieurs députés ayant rompu avec le président tunisien pour fonder en juin leur propre mouvement, Wafa (Fidélité). Ce dernier est dirigé par l'ancien secrétaire général du CPR, Abderraouf Ayedi.

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