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Opel envisage de recourir au chômage partiel dans sa plus grande usine

16/08/2012 05:57 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

Le constructeur allemand Opel, filiale en difficulté du géant américain General Motors, envisage de recourir au chômage partiel sur son plus grand site de production, situé à Rüsselsheim (Ouest de l'Allemagne), qui est également son siège.

"En raison de la dégradation du marché européen, la direction d'Adam Opel AG négocie actuellement avec le comité d'entreprise et (le syndicat) IG Metall sur le thème du chômage partiel et de la réduction du temps de travail à Rüsselsheim", a déclaré jeudi le constructeur, confirmant des propos tenus au journal local Mainzer Allgemeine Zeitung.

"Le résultat des négociations est attendu d'ici peu", a précisé Opel.

"Rien n'est encore décidé", a souligné un porte-parole du groupe, contacté par l'AFP. Les salariés ont été informés mercredi de la nécessité du chômage partiel et de la réduction du temps de travail, a-t-il ajouté sans donner de détails sur les termes exacts des négociations.

Interrogé sur l'usine de Kaiserslautern (Ouest), qui selon le journal serait également concernée dans le futur par du chômage partiel, il s'est refusé à tout commentaire.

Le site de Rüsselsheim, qui produit les modèles Insignia et Astra, emploie 13.800 personnes, dont 3.500 dans la fabrication et plus de 10.000 personnes dans l'administration, le design et le développement.

La production de l'usine de Kaiserslautern (composants et moteurs), qui emploie quelque 2.700 personnes, est étroitement liée à celle de Rüsselsheim.

De nombreux constructeurs sont frappés par la baisse de leurs ventes sur le Vieux continent, en particulier dans le sud de l'Europe.

Au cours des six premiers mois de l'année, les ventes d'Opel dans cette région ont reculé de 15% par rapport au premier semestre 2011.

L'entreprise, en difficulté depuis des années, est confrontée comme les français PSA Peugeot Citroën et Renault, l'italien Fiat et l'américain Ford a des problèmes de surcapacités.

Au-delà d'Opel et de ses problèmes spécifiques, d'autres industriels en Allemagne, à savoir Thyssenkrupp et la filiale dans le pays du français Alstom, ont annoncé récemment des mesures de chômage partiel.

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