Ils sont 28 auteurs. Ils viennent tous de différents milieux et d'horizons. Certains sont jeunes, d'autres ont une plus grande expérience de vie. Le point commun qui les unit est un rêve de penser le pays du Québec.

Un rêve qu'ils ont décidé de partager ensemble, les 28, dans un ouvrage intitulé Notre indépendance, publié chez Stanké. Un petit livre de 190 pages dont le lancement a eu lieu cette semaine au bar le Gainzbar à Montréal, en plein cœur de la campagne électorale québécoise, au même moment où la souveraineté ne semble pas être au cœur des préoccupations des électeurs.

C'est d'ailleurs l'absence du débat entourant la question nationale dans l'arène politique, et la défaite crève-coeur du Bloc québécois aux dernières élections fédérales en mai 2011, qui a motivé l'initiatrice de l'ouvrage, Catherine Fillion-Lauzière, à lancer ce projet d'écriture.

Une année après la défaite du Bloc

Un défi de taille qui a été réalisé en moins d'une année grâce à l'implication et l'engagement des auteurs du collectif. Une fierté partagée par l'ensemble des écrivains.

«Quand j'ai vu le désastre [la défaite du Bloc québécois] je me suis dit : il faut en parler. Peu importe la forme que ça va prendre, il faut en parler», dit-elle, les yeux brillants.

Consciente que l'ouvrage sort à la mi-campagne électorale, Catherine Fillion-Lauzière ne semble pas dérangée par la coïncidence, même si ça pourrait être perçu comme un appel à la mobilisation souverainiste en vue du scrutin du 4 septembre.

«Il y a un intérêt à cause aussi de la campagne. Et c'est sûr que ça tombe dans un bon moment pour faire le lancement. Mais, en même temps, la défaite du Bloc québécois a eu lieu il y a une année. Et on voulait sortir le livre un an plus tard», explique l'instigatrice du projet, avocate et conseillère nationale pour Option nationale.

Des mots, une passion

On retrouve dans l'ouvrage des textes de personnages politiques tels que Jean-Martin Aussant, chef d'Option nationale, Louise Beaudoin, ancienne ministre péquiste et députée sortante de Rosemont, Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire, etc.,. On retrouve aussi des récits et des poèmes d'artistes engagés comme Ghislain Taschereau, Yann Perreau, Maxime Le Flaguais, pour ne nommer que ceux-ci.

L'éventail des témoignages constitue la force de l'ouvrage, estime Catherine Fillion-Lauzière. «Je pense que les artistes ont plus d'appuis que les politiciens», dit-elle avec un ton un peu moqueur.

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  • Une affiche électorale bien placée!

  • Reservoir Dogs, version libérale

  • Un air de ressemblance avec la famille Slomeau?

  • On sourit!

  • L'économie d'abord ou... quoi?

  • Sarko se marre, Charest se barre.

  • OK, on joue. Suis-je un animal? Un objet? Est-ce que j'ai les cheveux frisés?

  • Oh, là, je t'ai cassé!

  • Un p'tit banc, peut-être?

  • Gaz de schiste: Wo!

  • Une oeuvre contemporaine... mal placée

  • Le retour de BiBi

  • Peace.

  • Attention, elle va tomber sur le micro...

  • C'est ce qu'on appelle avoir les deux yeux dans la graisse de bine

  • Père Noël, pouvez-vous devancer mon cadeau cette année?

  • Pas sûre que je veux y toucher...

  • Oh, le beau chapeau!

  • Mais où avais-je la tête? Ah oui! Entre deux jongleurs!

  • Pauline est contente

  • Un supporter... un peu trop affectueux

  • Un jeune qui ne pense qu'à la "belle vie"

  • Ce n'est pas le salut que vous croyez

  • Passionnant, passionnant...

  • Eh boy, des élections? Pas déjà!

  • Le gars à côté, il fait des niaiseries gros comme ça!