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Marikana: Lonmin déplore les violences mais rejette la responsabilité sur la police

16/08/2012 03:38 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

Le président de la société Lonmin, exploitante de la mine de platine à Marikana en Afrique du Sud, a rejeté la responsabilité des affrontements meurtriers de jeudi sur la police sud-africaine, tout en déplorant les violences.

"La police sud-africaine était chargée de l'ordre et de la sécurité sur le terrain depuis le début des violences entre syndicats rivaux ce week-end, qui ont fait huit morts parmi nos employés et deux parmi les officiers de police", note le président de Lonmin, Roger Phillimore, dans un communiqué publié jeudi soir.

"Il va sans dire que nous déplorons profondément ces décès, dans ce qui est clairement une affaire d'ordre public plutôt qu'un conflit social", ajoute-t-il.

Plusieurs mineurs ont été tués dans un violent affrontement avec les forces de l'ordre jeudi, a indiqué à l'AFP le ministère de la Police en fin de journée, sans préciser le nombre de victimes.

"Le ministère considère que, compte tenu de la volatilité de la situation, la police a fait de son mieux", a déclaré pour sa part le porte-parole du ministère de la Police Zweli Mnisi.

"Ce qui s'est passé aujourd'hui (...) n'aurait pas dû arriver dans une démocratie, parce que le droit de manifester est un droit légal et constitutionnel reconnu à chaque citoyen", a admis M. Mnisi, "cependant, nous avions une situation où les gens étaient armés jusqu'aux dents, s'attaquaient et se tuaient les uns les autres".

Jeudi matin, plusieurs centaines d'hommes armés de gourdins, de barres de fer et de machettes s'étaient de nouveau regroupés à l'extérieur de la mine, exploitée par Lonmin. Les grévistes réclamaient d'importantes augmentations de salaire.

Dans la journée, la direction de la mine leur a intimé l'ordre de reprendre le travail vendredi, menaçant de licencier les récalcitrants.

Face au refus des mineurs de se disperser, la police a donné l'assaut.

cpb/sba

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