Seriez-vous capable de renoncer au café, au sucre et au riz? C'est pourtant la mission que les locavores purs et durs se sont donnée.

Le terme locavore a fait son entrée dans le New Oxford American Dictionary en 2007. Ce mouvement encourage une alimentation incluant des aliments cultivés soi-même ou provenant des marchés locaux. Les plus orthodoxes se nourrissent d'aliments provenant d'un rayon de 160 km seulement, d'où la fameuse 100 mile diet.

Bien que la situation géographique du Québec ne soit pas idéale pour adopter religieusement une telle diète, il existe tout de même quelques outils pour raccourcir notre circuit alimentaire.

L'Association des Marchés publics du Québec offre une liste de tous les marchés où il est possible de s'approvisionner en produits locaux et saisonniers. Une belle façon de rencontrer les producteurs des aliments qui agrémentent notre table et, qui sait, d'aller faire un tour à la ferme pour apprendre à planter des choux?

L'Agriculture soutenue par la communauté (ASC), comme les paniers biologiques d'Équiterre et de Lufa Farm, invite les gens à commander leurs fruits et légumes, mais aussi de la viande et bien d'autres aliments locaux avant la saison des récoltes. De cette façon, les agriculteurs ont une source de revenus assurés. De plus, les membres bénéficient d'une belle variété de produits frais, bio, en saison et cultivés non loin de la maison, puisque les points de chute concordent avec les producteurs les plus près.

La rédactrice et blogueuse Amanda Strong a conçu une carte d'adresses montréalaises qui offre plusieurs produits locaux. Son blogue Mindful table est à suivre pour ceux qui s'intéressent à la consommation écoresponsable, biologique et locale.

Il y aussi le commerce en ligne comme Terroirs Québec, qui permet de découvrir les produits d'ici et parfois même de mettre la main sur certains d'entre eux qui ne se retrouvent nulle part ailleurs ou presque, comme ces boutons d'hémérocalle au vinaigre de miel, produits du Jardin de Métis.

Quelques restaurants au Québec

Dans les Cantons-de-l'Est, François Tourigny, de La Table Tourigny, travaille seul dans sa cuisine pour esquisser ses chefs-d'œuvre culinaires à partir des produits qu'il fait pousser ou qui proviennent du coin. Mycologue depuis plus de 30 ans, il offre des sorties en forêt pour aller récolter des champignons tout frais et les cuisiner selon le temps qu'il fait.

Le Moulin de Wakefield, en Outaouais, fait honneur à ses producteurs locaux dès la première page du menu, de même que dans les titres de chacun des plats. Un geste respectueux, invitant les passants à explorer le Parcours Outaouais gourmet, un réseau touristique permettant de découvrir les producteurs de la région.

Dans Lanaudière, à La table des jardins sauvages, François Brouillard court les bois du Québec avec son équipe pour monter un menu digne de la richesse du terroir québécois. Sa douce, Nancy Hinton (L'eau à la bouche), concocte tous les plats avec soin et une imagination culinaire impressionnante, comme cette crevette nordique au persil de mer et sumac, arroche de mer, boutons de marguerite et salicorne. Vous pouvez les retrouver au Marché Jean-Talon pour mettre la main sur leurs délicieuses trouvailles.


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  • François Tourigny

    Photo: Catherine Lefebvre.

  • La table des jardins sauvages

    Photo: Catherine Lefebvre.

  • Carte des adresses montréalaises

    Carte des adresses montréalaises offrant des produits locaux. Photo: courtoisie.

  • Marché public de Sainte-Anne-de-Bellevue

    Photo: courtoisie.

  • Lufa Farms: les paniers bio

    Photo: courtoisie.

  • Le marché champêtre de Rigaud

    Madame Julie Tardif, productrice - Les Jardins Glennora au Marché champêtre de Rigaud. Photo: courtoisie.

  • Le Moulin de Wakefield

    Photo: courtoisie.

  • Terroirs Québec

    Photo: courtoisie.