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Le pétrole monte à New York, soutenu par les stocks et le Moyen-Orient

16/08/2012 09:31 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole poursuivaient leur hausse à New York jeudi à l'ouverture, après avoir atteint la veille de nouveaux sommets depuis la mi-mai, toujours soutenus par la forte baisse des stocks américains et les tensions au Moyen-Orient.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre gagnait 19 cents à 94,52 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix de l'or noir avaient atteint mercredi de nouveaux sommets en trois mois, le WTI clôturant à un plus haut depuis le 15 mai, et le Brent se hissant jusqu'à 116,72 dollars à Londres, son plus haut niveau depuis le 3 mai, après l'annonce d'une baisse plus forte qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis, un signal rassurant sur la consommation énergétique du pays.

"Les cours continuent à trouver du soutien auprès des chiffres des stocks (publiés mercredi) qui ont fait état d'un recul plus important qu'anticipé", a noté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Selon le Département américain de l'Energie (DoE), les stocks de pétrole brut ont reculé de 3,7 millions de barils lors de la semaine achevée le 10 août, un recul deux fois plus prononcé que celui escompté par les analystes.

En outre, les stocks d'essence, très surveillés lors de la période estivale des grands déplacements en voiture, ont enregistré un recul également bien plus fort que prévu, baissant de 2,4 millions de barils contre 1,7 million attendu.

Ce chiffre étaient accueillis avec "surprise" par les analystes de Commerzbank qui pointaient "le maintien de la cadence soutenue des raffineries" américaines qui, selon ce même rapport, ont continué à fonctionner à 92,6% de leurs capacités cette semaine.

Par ailleurs, les "tensions au Proche et au Moyen-Orient (...) contribuent à soutenir une nouvelle hausse des prix", ont noté ces analystes.

En particulier, "les gros titres en provenance d'Israël" et notamment les rumeurs persistantes d'une guerre imminente contre l'Iran "accentuent la nervosité du marché qui s'inquiète d'une nouvelle escalade de la violence" dans cette région clef pour la production de pétrole, a ajouté M. Lipow.

En effet, le scénario d'une guerre que pourrait lancer Israël contre l'Iran et son programme nucléaire, est évoqué quotidiennement en ce moment par les médias israéliens.

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