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Irak: 22 morts et une centaine de blessés dans une vague d'attentats

16/08/2012 01:00 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

Au moins 22 personnes ont été tuées jeudi dans une quinzaine d'attentats en Irak, a-t-on appris de sources médicales et de sécurité, à quelques jours de la fin de la période de jeûne du ramadan, généralement marquée par une recrudescence des violences.

Des extrémistes estiment que ce mois sacré des musulmans est propice pour mener la "guerre sainte".

Au moins 120 personnes ont également été blessées dans ces attaques perpétrées dans une douzaine de localités à travers l'Irak.

Ces attentats portent à 167 le nombre de personnes tuées par les violences pour le seul mois d'août en Irak, selon un bilan compilé par l'AFP à partir de données de sources médicales et sécuritaires.

Les deux attentats les plus meurtriers ont eu lieu dans le quartier de Husseiniyeh, dans le nord Bagdad, où six personnes ont été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée, et dans la ville de Dakouk, au nord de Bagdad, où six policiers sont morts, selon des sources sécuritaire et médicale.

Les six policiers ont été tués par un kamikaze qui a actionné sa bombe dans un complexe du département antiterrorisme, selon Sarhad Qader, général de police dans la province de Kirkouk (nord).

Dans la capitale éponyme de cette province, au moins quatre voitures piégées ont explosé en l'espace de 45 minutes, dont deux à proximité des bureaux de la compagnie publique North Oil Company. Les attaques ont notamment touché des quartiers à majorité kurde, au jour anniversaire du plus puissant parti kurde d'Irak, le Parti démocratique du Kurdistan.

Selon le chef des services de Santé de la province, Sadik Omar Rasoul, les attentats à Dakoouk et Kirkouk ont fait au total huit morts et 56 blessés.

A Al-Garma, près de l'ancien bastion insurgé sunnite de Falloujah, quatre policiers ont été tués et trois autres blessés par des tirs à un barrage, selon l'officier de police Anas Mahmoud et le docteur Omar Dalli de l'Hôpital général de Falloujah.

A Dibis, près de Kirkouk, deux bombes placées près du domicile d'un capitaine de police ont tué son frère et blessé quatre autres personnes, dont le capitaine, ont rapporté la police et un médecin.

Des hommes armés ont tué deux personnes qui circulaient en voiture à Al-Baaj, à l'ouest de Mossoul, et dans la même zone, deux enfants ont été blessés par un attentat visant la maison en construction d'un officier de police à Badouch, ont indiqué la police et un médecin.

Trois bombes ont aussi explosé à Touz Khormatou, au nord de Bagdad, près de la maison d'un responsable local qui a été blessé. Son épouse a elle été tuée, selon la police et un médecin.

Mercredi, 13 personnes avaient déjà péri dans des attentats en Irak.

Lundi, un cabinet britannique spécialisé dans les questions de sécurité, AKE, avait averti que des "terroristes en Irak pourraient préparer des attentats à l'explosif destiné à faire un maximum de victimes, lors de grands rassemblements de civils à l'occasion de la fin du ramadan", cette semaine .

Si les violences ont considérablement diminué par rapport aux sanglantes années 2006-2007, elles restent encore très fréquentes en Irak.

En juillet, 325 personnes ont été tuées dans le pays, d'après les autorités, soit le mois le plus sanglant depuis août 2010. Le mois dernier, seuls quatre jours s'étaient écoulés sans aucun attentat. Ce mois-ci, l'Irak a connu des explosions ou des tirs chaque jour.

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