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François Legault: la collaboration sera difficile avec un gouvernement péquiste (PHOTOS/VIDÉO)

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François Legault. (PC)
François Legault. (PC)

L'ASSOMPTION, Qc - La Coalition avenir Québec (CAQ) prédit des turbulences aux Québécois: si le Parti québécois (PQ) forme un gouvernement minoritaire, le chef François Legault avertit que la collaboration sera difficile et laisse entendre que d'autres élections ne sauraient tarder.

Et si c'est la CAQ qui l'emporte, son vent de changement va frapper fort.

Le chef a dit ne pas avoir la langue de bois et il semblait vouloir en faire la démonstration jeudi après-midi dans la circonscription de L'Assomption, où il tente de se faire élire.

Le Québec a enfin une chance d'avoir du changement, a indiqué M. Legault.

Mais «c'est certain qu'il va venter fort», a-t-il ajouté.

«Toutes les forces du statu quo — ça, ça inclut les groupes de pression comme les syndicats, comme les commissions scolaires — ils vont tout faire pour protéger leurs acquis.»

François Legault s'est d'ailleurs dit conscient que les changements qu'il propose amènent leur lot d'inquiétudes chez les citoyens. Mais c'est un vent de changement qui est nécessaire pour offrir aux Québécois des services de qualité, a-t-il martelé.

Offrir du changement peut être porteur d'espoir en campagne électorale, mais il peut aussi s'agir d'une arme à double tranchant si le changement inquiète les citoyens au point de donner leur vote à d'autres. François Legault ne semble pas s'inquiéter de cette possible conséquence. Pas plus que sa candidate dans Repentigny, Chantal Longpré, la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement, présente à un événement de campagne du chef.

«Ça crée de l'insécurité, c'est sûr, parce que c'est des grands changements. Mais on n'a pas le choix de passer par là», a-t-elle déclaré sans hésiter.

L'autre scénario électoral évoqué par M. Legault ne ressemblera pas non plus à un long fleuve tranquille.

Car il envisage une cohabitation difficile avec le PQ si ce dernier remporte les élections en statut minoritaire. Un résultat probable, selon les derniers chiffres des sondages.

Il en est ainsi car les objectifs de la CAQ — dont réduire la bureaucratie — ne seront pas possibles avec le PQ qui a les mains liées, selon lui, notamment par ses promesses aux syndicats qui représentent les fonctionnaires et qui chercheront à protéger leurs emplois.

«Si jamais c'était ce qui arrivait, je pense qu'on serait en élection plus tôt que tard», a dit le chef des caquistes.

Il n'a toutefois pas voulu confirmer s'il prendrait sur ses épaules le fardeau de provoquer un autre scrutin, se contentant de se déclarer confiant, visiblement encouragé par les récents sondages, que la CAQ formera un gouvernement majoritaire le 4 septembre.

François Legault n'a pas poussé la confiance jusqu'à organiser déjà son comité de transition pour assurer un passage sans heurts en cas de victoire le 4 septembre, comme l'a fait la chef péquiste Pauline Marois.

Il a toutefois identifié certaines personnes qui seront sous-ministre ou présidents de sociétés d'État.

«Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué», a-t-il dit, soulignant que son adversaire péquiste n'avait pas eu cette prudence. «Je pense qu'elle va mal se réveiller.»

Les propos de M. Legault n'ont pas impressionné son rival libéral Jean Charest. «Si j'ai bien compris son programme à lui, ce sont deux choses: des chicanes et des élections à répétition. Je ne trouve pas cela très responsable», a-t-il lancé.

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