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Fabius estime l'aspect militaire du conflit est une affaire syrienne

16/08/2012 10:42 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a refusé jeudi de s'engager sur l'armement des rebelles syriens, estimant que c'était l'affaire des citoyens de ce pays.

Dans la crise en Syrie, a-t-il dit à son arrivée à Beyrouth, "il y a l'aspect militaire, c'est l'affaire des Syriens, il y a une résistance qui s'organise".

L'opposition syrienne réclame que les pays occidentaux leur livrent des armes pour contrer la puissance de feu de l'armée du régime ou encore qu'ils interviennent directement comme en Libye ou imposent une "zone d'exclusion" aérienne.

"Il y a aussi l'aspect politique. Si l'on souhaite que le régime actuel soit remplacé, il faut une transition politique et (pour cela) il y a une série de discussions à l'heure actuelle avec les pays arabes et entre les différentes puissances pour favoriser cette transition. Mais c'est aux Syriens eux-mêmes que la décision appartient", a dit le chef de la diplomatie française qui effectue une tournée dans la région.

"Ce que je souhaite bien sûr, c'est une Syrie libre et démocratique qui offre des garanties à toutes les communautés. (Ces dernières) doivent pouvoir vivre librement en Syrie ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", a-t-il ajouté.

La Syrie compte 80% de sunnites, 10% d'alaouites, 5% de chrétiens, 3% de druzes, 1% d'Ismaéliens et moins de 0,5% de chiites.

ram/sk/sb

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