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Bahreïn: Paris rappelle son attachement à la liberté d'expression

16/08/2012 10:12 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

La France a rappelé jeudi son attachement à la liberté d'expression après la condamnation à Bahreïn - pays qu'elle aide dans ses réformes judiciaires - d'un défenseur des droits de l'Homme à trois ans de prison ferme pour participation à des manifestations non autorisées.

"Nous avons pris connaissance de la condamnation de M. (Nabil) Rajab. Nous rappelons notre attachement au principe de liberté d'expression et encourageons le dialogue permettant d'apaiser durablement les tensions au Bahreïn", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Vincent Floreani.

Il était interrogé sur la réaction de la France à la condamnation de Nabil Rajab, de confession chiite, et qui purge déjà une peine de trois ans de prison pour insulte aux sunnites.

Un représentant du Centre des droits de l'Homme qu'il préside a été empêché d'assister à l'audience.

La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a dénoncé la nouvelle condamnation et appelé à la "libération inconditionnelle" de M. Rajab. Amnesty International avait déjà appelé les autorités bahreïnies à libérer M. Rajab, qualifié de "prisonnier d'opinion".

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation du régime, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans un pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Fin juillet, lors d'une visite à Paris, le ministre des Affaires étrangères du royaume, Khalid ben Ahmed al-Khalifah, avait annoncé que la France allait aider Bahreïn à mettre en oeuvre des réformes judiciaires et en faveur de la liberté de la presse.

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