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Assange: l'OEA décidera vendredi si elle réunit les ministres des A.E.

16/08/2012 08:17 EDT | Actualisé 16/10/2012 05:12 EDT

L'Organisation des Etats américains (OEA), réunie en urgence jeudi à Washington, décidera vendredi si elle appelle à une réunion des ministres des Affaires étrangères pour traiter du cas Julian Assange, retranché depuis deux mois à l'ambassade d'Equateur à Londres.

Cette réunion des ministres des Affaires étrangères a été sollicitée par Quito durant la réunion de l'OEA.

"Nous avons une proposition pour que les ministres des Affaires étrangères se réunissent le 23 août à Washington", mais la décision finale quant à ce projet sera prise vendredi, a déclaré le président du Conseil permanent de l'OEA, le Jamaïquain Stephen Vasciannie.

Le gouvernement équatorien aimerait que les ministres des Affaires étrangères des pays de l'OEA, qui regroupe une trentaine de pays, analysent "les menaces explicites du gouvernement britannique" à l'encontre de M. Assange, a précisé l'ambassadrice équatorienne Maria Isabel Salvador.

Julian Assange, le fondateur du site Wikileaks, est réfugié depuis le 19 juin dans l'ambassade de l'Equateur à Londres.

Quito lui a accordé jeudi l'asile politique, considérant que sa vie serait en danger s'il était extradé vers la Suède, où il est accusé de crimes sexuels.

Le fondateur de WikiLeaks dit en effet redouter d'être transféré dans un second temps aux Etats-Unis pour y répondre d'espionnage après la divulgation par son site de 250.000 télégrammes diplomatiques américains.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a indiqué que le Royaume-Uni était "déçu" que Quito ait accordé l'asile politique à M. Assange et confirmé qu'il serait "dans l'obligation" de l'extrader en Suède.

Le gouvernement équatorien n'exclut pas de saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) de la Haye pour contraindre la Grande-Bretagne à laisser partir Julian Assange en Equateur.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) et de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) se réuniront de leur côté le week-end prochain à Guayaquil, en Equateur, pour analyser la situation.

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