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Syrie: l'ONU doit mettre fin jeudi à la mission de ses observateurs

15/08/2012 07:24 EDT | Actualisé 15/10/2012 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit jeudi pour mettre fin formellement à la mission de ses observateurs en Syrie, alors que les grandes puissances sont toujours divisées sur les mesures à prendre pour venir à bout du conflit qui ravage le pays.

Le mandat de la Mission d'observation en Syrie des Nations unies (Misnus) s'achève à minuit dimanche et les divergences de vues entre les grandes puissances empêchent tout espoir de prolongation, selon des diplomates.

Au mieux, les 15 membres du Conseil se mettront d'accord pour conserver un bureau de liaison politique à Damas afin d'appuyer les efforts du futur médiateur international qui doit prendre la suite de Kofi Annan.

La réunion de jeudi intervient d'ailleurs alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, peine à convaincre le successeur pressenti de M. Annan, l'Algérien Lakhdar Brahimi. Le Ghanéen doit quitter ses fonctions le 31 août.

La Misnus comprenait à l'origine 300 membres non armés mais ses effectifs avaient progressivement été réduits à 110 en raison de l'intensification des combats qui les avaient obligés à suspendre leurs patrouilles à la mi-juin.

"Le Conseil de sécurité est tellement divisé que je n'attends aucune décision au niveau politique", a prévenu l'ambassadeur français à l'ONU, Gérard Araud, qui préside le Conseil en août.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont pointé du doigt la Russie et la Chine, qui ont opposé à trois reprises leur veto aux projets de résolution prévoyant des sanctions contre le régime de Damas.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a de son côté accusé mercredi les pays occidentaux d'entretenir la violence en Syrie, leur demandant, lors d'une visite au Bélarus, "d'arrêter d'inciter l'opposition à poursuivre la lutte armée".

"Il n'y a aucun doute sur le fait que nous essayons, à travers notre soutien à l'opposition, de faire en sorte que les violences cessent le plus rapidement possible", lui a répondu Victoria Nuland, porte-parole du département d'Etat.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression et a fait plus de 23.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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